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Enceinte de Bruch dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Enceinte

Enceinte de Bruch

    83-84 Entrée du Castrum
    47130 Bruch

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1900
2000
1249
Premier hommage féodal
1286
Passage sous domination anglaise
XIIIe siècle (début)
Construction du *castelnau*
1400 (vers)
Conflit entre seigneurs locaux
1453
Fin de la domination anglaise
1589
Rattachement à la couronne de France
1906
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Arnaud Garsie du Fossat - Seigneur de Bruch (XIIIe siècle) Premier hommage féodal en 1249.
Raymond Bernard du Fossat - Prieur et tuteur (XIIIe siècle) Reconnaît la suzeraineté anglaise en 1286.
Bertrand de Lamothe - Seigneur de Bruch (XIVe-XVe siècle) Emprisonné sept ans par Jean de Ferréol.
Pons VI de Castillon - Seigneur de Bruch (début XVe siècle) Libère Bertrand de Lamothe en 1407.
Bourguine de Castillon - Dame de Bruch (XVe siècle) Épouse Bertrand de Pardaillan, transmet la seigneurie.
Jean de Lescun - Héritier banni (XVe siècle) Fils de Jeanne de Castillon, exilé en 1422.

Origine et histoire

L’enceinte de Bruch, située dans le département de Lot-et-Garonne, est un vestige de fortifications médiévales entourant un castelnau (bourg castral) établi au XIIIe siècle. Les seigneurs locaux, la famille du Fossat, y ont construit un ensemble orthogonal protégé par deux tours encore visibles aujourd’hui, marquant les entrées nord et sud. Ces fortifications reflètent l’organisation défensive typique des agglomérations médiévales en Aquitaine, sous influence à la fois toulousaine et anglaise.

La première mention écrite de Bruch remonte à 1249, lorsque Arnaud Garsie du Fossat rend hommage à Raymond VII, comte de Toulouse, pour le castrum. En 1286, le site passe sous la suzeraineté du roi d’Angleterre, duc de Guyenne, illustrant les tensions politiques de la région. Au XIVe siècle, la seigneurie change de mains avec la famille de Lamothe, puis les Castillon, avant d’être intégrée au domaine royal français en 1589. Les vestiges, dont la tour nord remaniée au XVIe siècle, témoignent de cette histoire mouvementée.

L’enceinte a connu des épisodes violents, comme l’emprisonnement de Bertrand de Lamothe par son cousin Jean de Ferréol au début du XVe siècle, reflétant les conflits locaux liés à la guerre de Cent Ans. Classée monument historique en 1906, la tour sud fut endommagée par la foudre en 1910, tandis que la tour nord fit l’objet de restaurations en 1934 et 1956. Ces vestiges restent un témoignage rare de l’architecture militaire médiévale en Nouvelle-Aquitaine.

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