Enceinte de la ville à Richelieu en Indre-et-Loire

Enceinte de la ville

  • 37120 Richelieu
Enceinte de la ville
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Enceinte de la ville
Enceinte de la ville
Enceinte de la ville
Enceinte de la ville
Crédit photo : Manfred Heyde - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1631
Autorisation royale
1639
Achèvement du château
1642
Fin des travaux
XIXe siècle
Modifications ultérieures
3 février 1879
Classement historique
29 janvier 1992
Inscription de pavillons
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Enceinte et les quatre portes monumentales : classement par arrêté du 3 février 1879 ; Façades et toitures du pavillon Est de la Porte de Chinon (cad. C 967) : inscription par arrêté du 29 janvier 1992 ; Façades et toitures du pavillon de l'enceinte, 17 rue des Ecluses (cad. C 1227) : inscription par arrêté du 29 janvier 1992 ; Façades et toitures du pavillon de l'enceinte, 27 place Louis XIII (cad. C 502) : inscription par arrêté du 29 janvier 1992

Personnages clés

Louis XIII Roi ayant autorisé la transformation du village et financé les fortifications.
Cardinal de Richelieu Initiateur de la transformation du village en ville nouvelle.
Jacques Lemercier Architecte du roi ayant dressé les plans de la ville.
Pierre Lemercier Frère de Jacques Lemercier, impliqué dans la construction.
Nicolas Lemercier Frère de Jacques Lemercier, impliqué dans la construction.
Jean Thiriot Entrepreneur potentiel des travaux de fortification.

Origine et histoire

L'enceinte de Richelieu désigne les fortifications de la cité de Richelieu, en Indre‑et‑Loire. En 1631 Louis XIII autorise le cardinal de Richelieu à transformer son village natal en ville nouvelle ; les plans sont dressés par Jacques Lemercier, architecte du roi, avec ses frères Pierre et Nicolas, et les sources indiquent que le roi finance les fortifications et les portes, Jean Thiriot pouvant être l'entrepreneur. Le chantier mobilise plus de 2 000 ouvriers ; le château est achevé vers 1639 et la ville est presque terminée à la mort du cardinal en 1642. L'enceinte rectangulaire, doublée de fossés, est donnée pour « 300 toises de longueur sur 200 toises de largeur » (environ 620 m sur 390 m). Au‑delà de sa fonction défensive, jugée limitée, l'enceinte devait distinguer la « ville » du « bourg » et délimiter l'espace bénéficiant des exemptions fiscales et des avantages liés au statut urbain. L'enceinte est ponctuée de pavillons aux angles et de portes monumentales ; l'ensemble, ainsi que quatre portes flanquées de pavillons, est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 3 février 1879. Les sources mentionnent trois portes principales — la porte de Paris ou de Chinon au nord, la porte de Loudun à l'ouest et la porte du château ou de Châtellerault au sud — tandis que des dispositions factices et des ouvertures ultérieures ont modifié la symétrie initiale. Trois portes factices, matérialisées par des pavillons, encadraient la perspective est‑ouest : deux ont été ouvertes au XIXe siècle pour relier la gare à l'ouest et la route de l'Île‑Bouchard à l'est, et seule celle du parc du château est conservée. Certaines meurtrières prévues dans les murs sont restées inachevées. Enfin, plusieurs pavillons accolés aux portes d'entrée — le pavillon Est de la porte de Chinon, celui du 17 rue des Écluses et celui du 27 place Louis XIII — ont été inscrits pour leurs façades et toitures par arrêtés du 29 janvier 1992.

Liens externes