Crédit photo : Daniel Villafruela. - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
89420 Montréal, 3 Grande Rue
Frise chronologique
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1597
Démantèlement partiel
Démantèlement partiel 1597 (≈ 1597)
Ordre d'Henri IV contre les enceintes.
1897
Installation d'une cloche
Installation d'une cloche 1897 (≈ 1897)
Cloche ajoutée à la porte d'En-Haut.
17 décembre 1923
Classement MH des portes
Classement MH des portes 17 décembre 1923 (≈ 1923)
Protection des portes d'En-Haut et d'En-Bas.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les deux portes dites Porte d'en Haut et Porte d'en Bas : classement par arrêté du 17 décembre 1923
Personnages clés
Henri IV - Roi de France
Ordonna le démantèlement en 1597.
Origine et histoire de l'enceinte
L'enceinte de Montréal, située dans le département de l'Yonne, est un ensemble fortifié médiéval composé à l'origine de trois enceintes distinctes. Ces fortifications protégeaient successivement le bourg bas, le bourg haut et le château avec sa collégiale. Bien que partiellement démantelées en 1597 sur ordre d'Henri IV, les structures restantes, comme les murs, les tours rondes ou quadrangulaires, et les portes d'En-Bas et d'En-Haut, restent très lisibles dans le paysage urbain actuel.
La porte d'En-Bas, située à l’extrémité inférieure de la Grande Rue, marquait l’entrée de la première enceinte entourant le bourg bas établi à flanc de colline. La porte d'En-Haut, à l’autre extrémité de cette même rue, reliait la deuxième enceinte (bourg haut) à la troisième, protégeant le château et la collégiale. Cette dernière porte a subi des remaniements, dont l’ajout de cloches à la fin du XIXe siècle (une cloche datée de 1897 subsiste). Un poste de guet appelé le Carcasson, partiellement conservé, complétait ce système défensif.
Classées monuments historiques en 1923 (pour les deux portes) et 1927 (pour les éléments spécifiques), ces fortifications témoignent de l’importance stratégique de Montréal au Moyen Âge. Leur démantèlement en 1597 s’inscrit dans une politique royale de pacification post-guerres de Religion, visant à affaiblir les places fortes locales. Aujourd’hui, les vestiges appartiennent à la commune et restent accessibles, offrant un aperçu de l’urbanisme défensif médiéval.