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Enceinte de Philippe Auguste 146-148-150 Rue Saint-Honoré - Paris 1er

Patrimoine classé Rempart Enceinte

Enceinte de Philippe Auguste 146-148-150 Rue Saint-Honoré - Paris 1er

  • 146-148-150 Rue Saint-Honoré
  • 75001 Paris
Enceinte de Philippe Auguste 146-148-150 Rue Saint-Honoré - Paris 1er
Enceinte de Philippe Auguste 146-148-150 Rue Saint-Honoré - Paris 1er
Enceinte de Philippe Auguste 146-148-150 Rue Saint-Honoré - Paris 1er
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Enceinte de Philippe Auguste 146-148-150 Rue Saint-Honoré - Paris 1er
Enceinte de Philippe Auguste 146-148-150 Rue Saint-Honoré - Paris 1er
75001 Paris, 146-148-150 Rue Saint-Honoré

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1190–1209
Construction rive droite
1200–1215
Achèvement rive gauche
1240
Percement poterne Cordeliers
XIVe siècle
Renforts défensifs
1533
Démolition portes rive droite
1889
Classement vestiges
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Philippe Auguste - Roi de France (1180–1223) Commanditaire de l’enceinte avant la croisade.
Étienne Barbette - Bourgeois parisien Financeur de la porte Barbette.
François Ier - Roi de France (1515–1547) Ordonne la démolition des portes.

Origine et histoire de l'Enceinte de Philippe Auguste

L’enceinte de Philippe Auguste est un système défensif édifié à Paris entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle (1190–1215). Commandée par le roi avant son départ pour la troisième croisade, cette muraille de pierre visait à protéger la capitale des attaques des Plantagenêts, notamment depuis le nord et l’ouest. D’une longueur totale de 5 385 mètres (2 850 m en rive droite, 2 535 m en rive gauche), elle englobait 253 hectares et abritait environ 50 000 habitants. Son tracé, encore partiellement identifiable, a structuré le développement urbain médiéval, avec des rues adossées au rempart comme la rue Jean-Jacques-Rousseau ou des fossés comblés devenus des artères (rue des Fossés-Saint-Bernard).

La construction fut financée conjointement par la Couronne et les bourgeois parisiens, pour un coût estimé à plus de 15 000 livres. La rive droite, prioritaire en raison de la menace normande, fut achevée entre 1190 et 1209, tandis que la rive gauche, moins exposée, le fut entre 1200 et 1215. L’enceinte intégrait 73 tours semi-cylindriques, 14 portes principales (dont la porte Saint-Honoré aux nos 146–150 de la rue éponyme), et des poternes ajoutées ultérieurement pour répondre à la croissance démographique. Son mur, épais de 4 à 6 mètres et haut de 6 à 9 mètres, était surmonté d’un chemin de ronde crénelé.

Au XIVe siècle, l’enceinte de Charles V la remplaça partiellement sur la rive droite, mais celle de Philippe Auguste resta en usage, renforcée par des fossés et des barbacanes. Elle fut progressivement démantelée à partir du XVIe siècle, ses pierres réutilisées pour des constructions privées. Aujourd’hui, 20 portions classées monuments historiques subsistent, comme les vestiges visibles aux 146–150 rue Saint-Honoré (1er arrondissement), ou la courtine de 60 mètres rue des Jardins-Saint-Paul (4e). Ces traces matérielles témoignent de son rôle fondateur dans l’expansion de Paris, alors devenue la plus grande ville d’Europe médiévale avec 250 000 habitants au XIVe siècle.

L’enceinte marqua aussi l’évolution sociale et économique de la ville. Philippe Auguste y transféra la foire de Saint-Ladre vers le quartier des Champeaux (futures Halles), et encouragea la lotissement des clos abbatiaux en rive gauche, favorisant l’émergence de l’Université. Les portes, comme celle de Saint-Honoré, devinrent des lieux de contrôle commercial et militaire, tandis que les fossés, comblés au XVIIe siècle pour des raisons d’hygiène, devinrent des égouts couverts. Son héritage urbanistique persiste dans l’orientation oblique de certaines rues (rue des Francs-Bourgeois) ou les limites administratives des arrondissements actuels.

Parmi les éléments défensifs remarquables, quatre tours fluviales de 25 mètres de haut (tour du Coin, tour de Nesle, tour Barbeau, tournelle Saint-Bernard) permettaient de tendre des chaînes across la Seine pour bloquer la navigation. Les portes, comme celle de Saint-Antoine démolie en 1382 pour fluidifier le trafic, reflètent l’adaptation constante de la ville à sa croissance. Les vestiges archivés, comme la tour Montgommery (rue des Jardins-Saint-Paul) ou les fondations visibles rue d’Arras, offrent un aperçu de cette architecture militaire médiévale, aujourd’hui disséminée dans le tissu urbain.

Liens externes

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