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Enceinte de Philippe Auguste 16 Rue Étienne-Marcel - Paris 2ème

Patrimoine classé Rempart Enceinte

Enceinte de Philippe Auguste 16 Rue Étienne-Marcel - Paris 2ème

  • 16 Rue Étienne-Marcel
  • 75002 Paris
Enceinte de Philippe Auguste 16 Rue Étienne-Marcel - Paris 2ème
Enceinte de Philippe Auguste 16 Rue Étienne-Marcel - Paris 2ème
Enceinte de Philippe Auguste 16 Rue Étienne-Marcel - Paris 2ème
Enceinte de Philippe Auguste 16 Rue Étienne-Marcel - Paris 2ème
Enceinte de Philippe Auguste 16 Rue Étienne-Marcel - Paris 2ème
75002 Paris, 16 Rue Étienne-Marcel

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1190–1209
Construction rive droite
1200–1215
Construction rive gauche
1240
Percement porte Cordeliers
1434
État de l’enceinte
1533
Démolition partielle
XVIIe siècle
Comblement des fossés
1889
Classement vestiges
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Philippe Auguste - Roi de France (1180–1223) Commanditaire de l’enceinte avant croisade.
Étienne Barbette - Bourgeois parisien Financeur de la porte Barbette.
François Ier - Roi de France (1515–1547) Ordonne démolition partielle en 1533.
Henri II - Roi de France (1547–1559) Tour Montgommery liée à sa garde.

Origine et histoire de l'Enceinte de Philippe Auguste

L’enceinte de Philippe Auguste est un système de fortification urbaine érigé à Paris à partir de la fin du XIIe siècle sous le règne de Philippe Auguste. Deuxième enceinte médiévale de la ville, elle est la plus ancienne dont le tracé soit connu avec précision. Son objectif principal était de protéger Paris des attaques extérieures, notamment des Plantagenêts, pendant l’absence du roi parti pour la troisième croisade. Contrairement aux enceintes ultérieures (Charles V, Fossés Jaunes), elle a laissé davantage de vestiges visibles, intégrés dans l’urbanisation postérieure.

La construction débuta par la rive droite (1190–1209), plus exposée aux menaces, puis se poursuivit sur la rive gauche (1200–1215). D’une longueur totale de 5 385 mètres (2 850 m en rive droite, 2 535 m en rive gauche), elle englobait 253 hectares et protégeait environ 50 000 habitants. Financée partiellement par le Trésor royal et les bourgeois parisiens, son coût total (incluant le Louvre et d’autres fortifications) est estimé à au moins 20 000 livres, une somme modeste comparée aux 115 000 livres de recettes annuelles de la Couronne à l’époque.

L’enceinte joua un rôle clé dans le développement urbain de Paris. Elle encouragea la croissance des quartiers centraux (comme les Champeaux) et fixa des axes routiers encore visibles aujourd’hui (rues des Fossés-Saint-Bernard, Monsieur-le-Prince). La rive droite, convexes pour inclure les quartiers marchands, contrastait avec la rive gauche, plus rectiligne et moins urbanisée. Les fossés, ajoutés ultérieurement pour adapter la muraille aux techniques de siège, furent comblés au XVIIe siècle pour des raisons de salubrité.

Composée d’un mur crénelé de 6 à 9 mètres de haut et 73 tours semi-cylindriques, l’enceinte comptait initialement 14 portes principales, complétées par des poternes au XIIIe siècle. Les portes de la rive gauche, en forme de châtelets, différaient des portes quadrangulaires de la rive droite. Quatre tours fluviales (tour du Coin, tour de Nesle, tour Barbeau, tournelle des Bernardins) permettaient de contrôler la Seine via des chaînes.

Malgré la construction de l’enceinte de Charles V au XIVe siècle, celle de Philippe Auguste ne fut pas démolie immédiatement. François Ier autorisa sa démolition partielle en 1533, et les derniers vestiges disparurent progressivement aux XVIIe et XVIIIe siècles, remplacés par des boulevards. Aujourd’hui, 20 portions classées subsistent, souvent intégrées à des propriétés privées (ex. : rue des Jardins-Saint-Paul, lycée Charlemagne).

Liens externes

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