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Enceinte de Philippe Auguste 70 Rue Jean-Jacques-Rousseau - Paris 1er

Patrimoine classé Rempart Enceinte

Enceinte de Philippe Auguste 70 Rue Jean-Jacques-Rousseau - Paris 1er

  • 70 Rue Jean-Jacques-Rousseau
  • 75001 Paris
Enceinte de Philippe Auguste 70 Rue Jean-Jacques-Rousseau - Paris 1er
Enceinte de Philippe Auguste 70 Rue Jean-Jacques-Rousseau - Paris 1er
Enceinte de Philippe Auguste 70 Rue Jean-Jacques-Rousseau - Paris 1er
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Enceinte de Philippe Auguste 70 Rue Jean-Jacques-Rousseau - Paris 1er
75001 Paris, 70 Rue Jean-Jacques-Rousseau

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1190–1209
Construction rive droite
1200 (environ)
Destruction partielle près du Louvre
1200–1215
Construction rive gauche
XIVe siècle
Renforts défensifs
1533
Démolition des portes (François Ier)
1889
Classement des vestiges
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Philippe Auguste - Roi de France (1180–1223) Commanditaire de l’enceinte avant la croisade.
Étienne Barbette - Bourgeois parisien Financeur de la porte Barbette.
François Ier - Roi de France (1515–1547) Ordonne la démolition des portes.

Origine et histoire de l'Enceinte de Philippe Auguste

L’enceinte de Philippe Auguste est un système défensif édifié à Paris entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle. Commandée par le roi Philippe Auguste avant son départ pour la troisième croisade, cette muraille de pierre visait à protéger la capitale des attaques des Plantagenêts, notamment depuis la Normandie. D’une longueur totale de 5 385 mètres (2 850 m en rive droite et 2 535 m en rive gauche), elle englobait 253 hectares et abritait environ 50 000 habitants. Son tracé, encore partiellement visible aujourd’hui, a structuré le développement urbain médiéval de Paris, avec des rues comme Jean-Jacques-Rousseau ou des Fossés-Saint-Bernard suivant son parcours.

La construction débuta par la rive droite (1190–1209), jugée plus vulnérable aux attaques venues du nord-ouest, puis se poursuivit sur la rive gauche (1200–1215). Le financement, estimé à plus de 15 000 livres, fut assuré par le Trésor royal et partiellement par les bourgeois parisiens. L’enceinte était composée d’un mur crénelé de 6 à 9 mètres de haut, flanqué de 73 tours semi-cylindriques et percée de 14 portes principales. Quatre tours massives aux extrémités (tour du Coin, tour de Nesle, tour Barbeau, tournelle Saint-Bernard) permettaient de contrôler la navigation sur la Seine via des chaînes.

L’enceinte joua un rôle clé dans l’expansion de Paris, intégrant des quartiers marchands comme les Champeaux (futures Halles) et des espaces universitaires en rive gauche. Au XIVe siècle, bien que partiellement remplacée par l’enceinte de Charles V en rive droite, elle resta en usage en rive gauche jusqu’au XVIe siècle. Ses fossés, transformés en égouts, furent progressivement comblés, et ses portes démolies au XVIIe siècle pour faciliter la circulation. Aujourd’hui, une vingtaine de vestiges, classés monuments historiques depuis 1889, subsistent dans les 1er, 2e, 3e, 4e, 5e et 6e arrondissements.

Parmi les éléments remarquables, on trouve une courtine de 60 mètres rue des Jardins-Saint-Paul (4e arrondissement), incluant une tour dite de Montgommery, ainsi que des portions visibles rue du Jour (1er arrondissement) ou rue Charlemagne. Les traces indirectes incluent des alignements de rues (rue des Fossés-Saint-Jacques) ou des bâtiments adossés à l’ancienne muraille (rue Soufflot). L’enceinte illustre aussi l’évolution des techniques défensives : fossés ajoutés au XIVe siècle, barbacanes, et chemins de ronde intérieurs pour l’artillerie.

Son héritage urbain persiste dans des axes comme la rue Saint-Honoré, initialement adossée au rempart, ou les rues en biais du Marais, reflétant son tracé convexes. Bien que moins visible que les boulevards issus des enceintes ultérieures (Charles V, Fermiers Généraux), son empreinte a façonné Paris médiéval, faisant de la ville la plus peuplée d’Europe (250 000 habitants au XIVe siècle) et un centre politique et culturel majeur.

Liens externes

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