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Enceinte de Philippe Auguste Cour du Commerce-Saint-André - Paris 6ème

Patrimoine classé Rempart Enceinte

Enceinte de Philippe Auguste Cour du Commerce-Saint-André - Paris 6ème

  • Cour du Commerce-Saint-André
  • 75006 Paris
Enceinte de Philippe Auguste Cour du Commerce-Saint-André - Paris 6ème
Enceinte de Philippe Auguste Cour du Commerce-Saint-André - Paris 6ème
Enceinte de Philippe Auguste Cour du Commerce-Saint-André - Paris 6ème
Enceinte de Philippe Auguste Cour du Commerce-Saint-André - Paris 6ème
Enceinte de Philippe Auguste Cour du Commerce-Saint-André - Paris 6ème
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Enceinte de Philippe Auguste Cour du Commerce-Saint-André - Paris 6ème
Enceinte de Philippe Auguste Cour du Commerce-Saint-André - Paris 6ème
75006 Paris, Cour du Commerce-Saint-André

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1190–1209
Construction de la rive droite
1200–1215
Achèvement de la rive gauche
1533
Début du démantèlement
1670–XIXᵉ siècle
Disparition progressive
1889
Classement des vestiges
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Philippe Auguste - Roi de France (1180–1223) Commanditaire de l’enceinte avant la croisade.
Étienne Barbette - Bourgeois parisien Financeur de la porte Barbette (rive droite).
François Ier - Roi de France (1515–1547) Ordonne le démantèlement partiel en 1533.

Origine et histoire de l'Enceinte de Philippe Auguste

L’enceinte de Philippe Auguste, édifiée entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle, est la deuxième muraille médiévale de Paris et la plus ancienne dont le tracé soit précisément connu. Commandée par le roi Philippe Auguste avant son départ pour la troisième croisade, elle visait à protéger la capitale des attaques des Plantagenêts, dont les territoires s’étendaient alors de la Normandie aux Pyrénées. Contrairement aux fortifications ultérieures (comme celle de Charles V), elle n’était pas dotée de fossés extérieurs, les voiries parisiennes étant situées à proximité immédiate.

La construction s’échelonna entre 1190 et 1215, avec une priorité accordée à la rive droite (1190–1209), plus exposée aux menaces venues du nord-ouest, tandis que la rive gauche, moins urbanisée, fut fortifiée entre 1200 et 1215. L’enceinte mesurait 2 850 mètres en rive droite et 2 535 mètres en rive gauche, englobant 253 hectares et protégeant une population estimée à 50 000 habitants. Son financement fut assuré en partie par le Trésor royal (plus de 7 020 livres pour la rive gauche) et partiellement par les bourgeois de Paris, sous la supervision conjointe de ces derniers et du prévôt royal.

L’enceinte joua un rôle clé dans le développement urbain de Paris. Philippe Auguste encouragea la croissance des quartiers inclus dans la muraille, comme le quartier marchand des Champeaux, en y transférant des activités économiques (comme la foire de Saint-Ladre) et en lotissant des terrains pour l’habitation. Paris devint ainsi la plus grande cité d’Europe médiévale au XIVe siècle, avec 250 000 habitants, grâce à son statut de résidence royale, de centre politique (siège d’une administration centrale) et de pôle culturel (collèges et Université en rive gauche).

Sur le plan militaire, l’enceinte était composée d’un mur crénelé de 6 à 9 mètres de haut, flanqué de 73 tours semi-cylindriques (39 en rive droite, 34 en rive gauche) et percée de 14 portes principales, complétées par des poternes. Quatre tours massives aux extrémités (tour du Coin, tour de Nesle, tour Barbeau, tournelle Saint-Bernard) permettaient de contrôler la navigation sur la Seine via des chaînes. Bien que renforcée au XIVe siècle (creusement de fossés, ajout de barbacanes), elle fut progressivement démantelée à partir du XVIe siècle, sous François Ier, pour faciliter l’expansion urbaine.

Aujourd’hui, l’enceinte est quasi invisible, mais des vestiges subsistent, notamment dans le 6e arrondissement (cour du Commerce-Saint-André, rue Dauphine) ou le 4e (rue des Jardins-Saint-Paul). Vingt portions, souvent intégrées à des propriétés privées, sont classées monuments historiques depuis 1889. Parmi les éléments remarquables, on compte une tour partielle rue des Jardins-Saint-Paul (tour Montgommery) et des traces de courtines dans la cour du Crédit municipal (rue des Francs-Bourgeois).

Le tracé de l’enceinte a marqué durablement le plan de Paris : les rues des Fossés-Saint-Bernard, des Fossés-Saint-Jacques ou Monsieur-le-Prince (anciennement rue des Fossés Monsieur-le-Prince) en rive gauche en suivent l’empreinte, tandis qu’en rive droite, des rues comme Jean-Jacques-Rousseau ou Saint-Honoré révèlent son orientation oblique. Ces vestiges, bien que discrets, rappellent l’importance stratégique et urbanistique de cette fortification dans l’histoire de la capitale.

Liens externes

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