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Enceinte de Saint-Hippolyte dans le Haut-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine défensif Enceinte

Enceinte de Saint-Hippolyte

    Rue de la Montée
    68590 Saint-Hippolyte
Propriété privée ; propriété de la commune ; propriété d'une société privée
Enceinte de Saint-Hippolyte
Enceinte de Saint-Hippolyte
Enceinte de Saint-Hippolyte
Enceinte de Saint-Hippolyte
Enceinte de Saint-Hippolyte
Enceinte de Saint-Hippolyte
Enceinte de Saint-Hippolyte
Enceinte de Saint-Hippolyte
Enceinte de Saint-Hippolyte
Enceinte de Saint-Hippolyte
Enceinte de Saint-Hippolyte
Enceinte de Saint-Hippolyte
Enceinte de Saint-Hippolyte
Crédit photo : Katzy - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1313
Première mention écrite
1er quart XIVe siècle
Construction de l'enceinte
1669-1670
Restauration attestée
1862-1864
Destruction partielle
10 juin 1993
Inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Vestiges de l'enceinte fortifiée tels qu'ils figurent sur le plan joint au dossier (cad. 1 2, 3, 9, 13, 14, 31 à 34, 36, 88, 56, 93/12, 96/57, 98/57, 99/85, 105/11 ; 2 2, 3, 5, 6, 8, 9, 290/12, 13, 23 à 27, 31 à 33, 182 à 186, 188 à 194, 199, 205, 207, 210, 213, 215 à 217, 219, 221 à 223, 227/200, 232/14, 245/202, 248/18, 250/21, 273/7) : inscription par arrêté du 10 juin 1993

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage identifié Le texte source ne mentionne aucun acteur historique lié à ce monument.

Origine et histoire

L’enceinte de Saint-Hippolyte, érigée au 1er quart du XIVe siècle, est un exemple typique d’architecture défensive alsacienne. Construite en moellons de grès et de granite, partiellement crépie, elle intègre des meurtrières et meurtrières-cannonières, ainsi qu’une tour circulaire appelée tour des Cigognes, percée de fenêtres rectangulaires en son sommet. Cette tour, située à l’angle sud-est, est la seule à avoir été entièrement préservée parmi les quatre tours d’origine. Les fossés, bien conservés au sud et à l’est, témoignent du système défensif initial, tandis que les portes de Sélestat et de Bergheim, ainsi que trois autres tours, furent détruites entre 1862 et 1864.

La première mention écrite de l’enceinte remonte à 1313, confirmant sa construction au début du XIVe siècle. Le mur, encore visible sur une grande partie de son tracé, sert aujourd’hui de fondations à des habitations ultérieures. Parmi les vestiges notables, on compte une base de tour d’angle au nord-est et les fondations d’une tour carrée au centre du mur sud. Deux pierres datées de 1669 et 1670, portées par les initiales V.E., suggèrent une restauration à cette période. L’édifice est inscrit aux monuments historiques depuis 1993, protégeant ses vestiges encore debout, incluant des portions de remparts, des fossés, et des éléments architecturaux défensifs.

L’enceinte illustre l’urbanisation médiévale en Alsace, où les villes se dotaient de fortifications pour se protéger des conflits régionaux. Son tracé, jalonné par les rues actuelles (rue des Remparts, rue des Cigognes, etc.), reflète l’organisation spatiale de Saint-Hippolyte à l’époque. La tour des Cigognes, aménagée en logement, montre une réutilisation adaptative du patrimoine, tandis que les fossés comblés à l’ouest, près du château, évoquent les transformations urbaines post-médiévales. Propriété mixte (commune, privés, société), l’enceinte reste un témoignage tangible de l’histoire défensive alsacienne, entre héritage médiéval et adaptations modernes.

Liens externes