Construction de l'enceinte XIIIe siècle (≈ 1350)
Première fortification du bourg médiéval.
XVIIIe siècle
Fin de la voie principale
Fin de la voie principale XVIIIe siècle (≈ 1850)
La tour ne marque plus l’axe traversant.
1860
Fermeture de la portanelle
Fermeture de la portanelle 1860 (≈ 1860)
Accès au pont vieux supprimé.
11 octobre 1994
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 11 octobre 1994 (≈ 1994)
Inscription de la tour (cad. AB 199).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour dite du beffroi (cad. AB 199) : inscription par arrêté du 11 octobre 1994
Personnages clés
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Origine et histoire de l'enceinte
L’enceinte de Vabre, édifiée au XIIIe siècle, protégeait une petite agglomération entourée de remparts. Aujourd’hui, il n’en subsiste que la tour du beffroi (ou trauc de la campana), intégrée à la place de la Mairie. Cette tour carrée, à cheval sur les vestiges de l’enceinte, servait de porte d’entrée au bourg jusqu’au XVIIIe siècle. Son arc en berceau, ses meurtrières et son clocher-mur à une baie témoignent de sa double fonction défensive et civile. La portanelle, ouverte jusqu’en 1860 vers le pont vieux, soulignait son rôle de contrôle des accès.
La tour présente des caractéristiques architecturales hybrides : une ouverture en plein cintre côté est (passage couvert), une fenêtre carrée en hauteur, et une arcade surmontée d’une meurtrière alignée sur le rempart. À l’intérieur, un escalier en bois moderne permet d’accéder aux deux niveaux planchéiés, tandis que la façade ouest arbore un arc légèrement brisé. Le clocher-mur, ajout postérieur, abritait la cloche communale. Ce vestige illustre l’urbanisation médiévale des bourgs occitans, où les fortifications servaient aussi de symboles de pouvoir local.
Classée Monument Historique en 1994 (inscription pour la tour seule, cadastre AB 199), la structure appartient à la commune de Vabre. Son état actuel résulte de transformations successives, notamment la suppression de la porte donnant sur le pont vieux au XIXe siècle. La tour incarnait jadis le cœur stratégique du bourg, à la croisée des axes de circulation et des défenses collectives. Son plan carré et ses archères rappellent les techniques militaires du XIIIe siècle, adaptées à une agglomération modeste mais stratégique dans le Tarn médiéval.