Frise chronologique
4e quart XVIe siècle - 1er quart XVIIe siècle
Construction de l'enceinte
Construction de l'enceinte
4e quart XVIe siècle - 1er quart XVIIe siècle (≈ 1687)
Fortification ordonnée par le duc d'Épernon.
21 avril 1972
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
21 avril 1972 (≈ 1972)
Inscription des restes des remparts.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Remparts du duc d'Epernon (restes) (cad. AN 7, 10 à 19, 30) : inscription par arrêté du 21 avril 1972
Personnages clés
| Duc d'Épernon - Gouverneur de l'Angoumois |
Commanditaire de l'enceinte après une attaque. |
Origine et histoire
L’enceinte du duc d’Épernon à Angoulême fut édifiée entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle, sur ordre du duc d’Épernon, alors gouverneur de l’Angoumois. Ce projet fut déclenché par une tentative d’assassinat ou d’enlèvement dont il fut victime de la part de Ligueurs. L’objectif était de renforcer la protection de la ville, en combinant des techniques de fortification inspirées de la Renaissance et des innovations ultérieures, comme celles observées à Brouage quelques décennies plus tard. L’enceinte, partiellement conservée sur environ deux cents mètres, s’intègre aujourd’hui dans le tissu urbain, avec des traces visibles rue Marengo et ses alentours.
L’ouvrage se distingue par son architecture défensive, incluant un talus de pierre de dix à vingt mètres de haut, surmonté d’un cordon saillant servant de base à un parement vertical. Deux éperons, coiffés d’échauguettes, ponctuent la structure, tandis qu’un système de casemates, en partie préservé, reliait ces éléments. À l’extrémité ouest, deux tours circulaires subsistent, vestiges d’un plan initial en étoile conçu pour entourer le vieux château. Ces caractéristiques illustrent une transition entre les fortifications médiévales et les remparts bastionnés de l’époque moderne, marquant l’évolution des stratégies militaires.
Classée parmi les Monuments Historiques depuis 1972, cette enceinte témoigne des tensions politiques et religieuses de la fin des guerres de Religion en France. Sa construction reflète à la fois les ambitions personnelles du duc d’Épernon, figure puissante de la cour d’Henri III et d’Henri IV, et les besoins sécuritaires d’une ville stratégique en Angoumois. Aujourd’hui, les restes de l’enceinte, bien que fragmentaires, offrent un aperçu rare des techniques de fortification de cette période charnière, entre tradition médiévale et innovations de la Renaissance.