Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Enceinte du Moyen-âge (restes de l') à La Turbie dans les Alpes-Maritimes

Enceinte du Moyen-âge (restes de l')

    6 Place Saint-Jean
    06320 La Turbie
Propriété de l'Etat ; propriété privée ; propriété de la commune
Enceinte du Moyen-âge restes de l
Enceinte du Moyen-âge restes de l
Enceinte du Moyen-âge restes de l
Enceinte du Moyen-âge restes de l
Crédit photo : Zanner - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1900
2000
XIIe siècle
Construction des premiers remparts
XIIIe siècle
Ajout des portes fortifiées
28 février 1927
Première protection légale
3 janvier 1944
Classement du portail du XIIIe
13 mars 1953
Inscription des vestiges des remparts
18 août 1953
Classements multiples
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porte fortifiée Est : inscription par arrêté du 28 février 1927 ; Portail du 13s, érigé à l'entrée de l'ancienne voie d'Italie : classement par arrêté du 3 janvier 1944 ; Vestiges des remparts du 12s sis place Saint-Jean [porte, éléments de rempart, passage voûté (H 701, 702) , voie de Gaule (H 820, 824) et place de l'Eglise (H 816) ] (cad. H 701, 702, 816, 820, 824) : inscription par arrêté du 13 mars 1953 ; Porte de l'enceinte du 13s, dite Porte de l'Ouest : classement par arrêté du 18 août 1953 ; Portail du réduit de la Tour du 13s, place Mitto : classement par arrêté du 18 août 1953 ; Porte, sise rue Capouane : classement par arrêté du 18 août 1953

Origine et histoire

Les restes de l’enceinte médiévale de La Turbie, situés dans les Alpes-Maritimes, datent principalement des XIIe et XIIIe siècles. Ce monument historique comprend des éléments fortifiés tels que des portes, des passages voûtés et des vestiges de remparts, répartis autour de la place Saint-Jean, de la place de l’Église et de la rue Capouane. Plusieurs de ces structures, comme la porte fortifiée Est ou le portail du XIIIe siècle à l’entrée de l’ancienne voie d’Italie, ont été protégées par des arrêtés de classement ou d’inscription entre 1927 et 1953.

Les protections légales successives reflètent l’importance patrimoniale de ces vestiges. La porte fortifiée Est a été inscrite dès 1927, tandis que d’autres éléments, comme le portail du réduit de la Tour (XIIIe siècle) ou la porte dite de l’Ouest, ont été classés en 1953. Ces fortifications illustrent l’organisation défensive du village médiéval, marqué par des voies historiques comme la voie de Gaule et des espaces centraux tels que les places Saint-Jean et de l’Église.

La propriété de ces vestiges est partagée entre l’État, la commune de La Turbie et des propriétaires privés. Leur localisation, bien que documentée (notamment via les coordonnées GPS et les adresses précises comme la place Saint-Jean), reste d’une précision jugée « passable » selon les sources disponibles. Ces éléments architecturaux, témoins des échanges et des protections militaires du Moyen Âge, s’inscrivent dans un contexte régional marqué par les routes commerciales, comme celle reliant la France à l’Italie.

La Turbie, située sur une voie stratégique entre la France et l’Italie, a vu son enceinte se développer pour contrôler les flux de personnes et de marchandises. Les XIIe et XIIIe siècles correspondent à une période de renforcement des défenses locales, dans un contexte où les seigneurs féodaux et les communautés villageoises cherchaient à sécuriser leurs territoires. Les portes fortifiées, comme celle de l’Est ou de l’Ouest, jouaient un rôle clé dans la régulation des accès, tandis que les remparts protégeaient les habitants des conflits ou des pillages.

Les vestiges conservés, bien que partiels, offrent un aperçu des techniques de construction médiévales et de l’urbanisme de l’époque. Les classements et inscriptions au titre des Monuments Historiques soulignent leur valeur patrimoniale, tout en posant la question de leur accessibilité actuelle. Aujourd’hui, leur état de conservation et leur intégration dans le tissu urbain contemporain interrogent sur les modalités de leur mise en valeur, entre préservation et ouverture au public.

Liens externes