Enceinte fortifiée de Bergues dans le Nord

Patrimoine classé Patrimoine défensif Enceinte fortifiée

Enceinte fortifiée de Bergues

  • Le Bourg
  • 59380 Bergues
Enceinte fortifiée de Bergues
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Enceinte fortifiée de Bergues
Enceinte fortifiée de Bergues
Crédit photo : Velvet - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1021
Fondation de l'abbaye
IXe et Xe siècles
Construction initiale
Fin du XIIIe siècle ou début du XIVe siècle
Construction seconde enceinte
Première moitié du XVe siècle
Renforcement des remparts
1558
Bastionnement des remparts
1668
Travaux de Vauban
1674-1679
Construction couronne Saint-Winoc
1719-1724
Ajout de demi-lunes
1744
Construction couronne d'Hondschoote
Deuxième tiers du XVIIe siècle
Construction de redoutes
1850-1854
Restauration et modifications
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Enceinte fortifiée, avec ses bâtiments, ses bastions, ses fossés, ses demi-lunes et ses glacis : classement par décret du 20 mars 1936

Personnages clés

Baudouin II Comte de Flandre ayant édifié la première enceinte annulaire.
Baudouin IV Comte de Flandre ayant fait construire un ouvrage fortifié et fondé l'abbaye Saint-Winoc.
Guy de Dampierre Comte ayant fait construire une seconde enceinte annulaire.
Vauban Ingénieur ayant dirigé des travaux de modification et de renforcement de l'enceinte.

Origine et histoire de l'enceinte fortifiée

L'enceinte fortifiée de Bergues est un ancien ensemble de remparts qui protégeait la ville. Une première enceinte annulaire, ceinte d'un fossé, a été édifiée à la limite des IXe et Xe siècles par le comte de Flandre Baudouin II. En 1021, le comte Baudouin IV fit élever un ouvrage fortifié sur la colline du Groenberg, à l'est de cette première enceinte, et y fonda dès 1022 l'abbaye Saint-Winoc. À la fin du XIIIe siècle ou au début du XIVe siècle, le comte Guy de Dampierre fit construire une seconde enceinte annulaire englobant la première. Sous les ducs de Bourgogne, au cours de la première moitié du XVe siècle, l'enceinte fut renforcée par des tours semi‑circulaires et prolongée pour inclure le périmètre de l'abbaye Saint‑Winoc. Après la prise de la ville par les Français en 1558, la section comprise entre la Neckerstor et la porte de Cassel fut bastionnée. Dans le deuxième tiers du XVIIe siècle, deux redoutes — le fort Lapin au nord et le fort Suisse au sud — furent établies. Après l'annexion de la ville par les Français en 1668, des travaux dirigés par l'ingénieur Vauban amenèrent l'arasement de la portion médiévale entourant l'abbaye et, entre 1674 et 1679, la construction d'un front bastionné, la couronne Saint‑Winoc. Entre 1719 et 1724 furent construites trois demi‑lunes en avant du front ouest, puis en 1744 on forma, en avant du front nord, un front bastionné baptisé la couronne d'Hondschoote. Au XIXe siècle, l'enceinte fit l'objet de nombreuses restaurations et modifications, notamment entre 1850 et 1854, période durant laquelle les demi‑lunes du front ouest furent réunies en un front bastionné, la couronne de Bierne. L'enceinte comprenait douze tours, parmi lesquelles la tour Neckertor, la tour des Couleuvriniers et la tour Guy de Dampierre, ainsi que quatre portes : la porte de Cassel, la porte de Bierne, la porte de Dunkerque et la porte d'Hondschoote ; l'ancienne porte d'Ypres est aujourd'hui aveugle. Plusieurs forts et redoutes sont associés au système défensif : outre les redoutes de Fort Lapin et de Fort Suisse (1676), le dossier mentionne également des projets non réalisés, tels que les forts de la Maison Blanche, de Quaëdypre, de Socx, de Pitgam et de Watten, ainsi que le Fort Benkies Mille (Fort Anglais) sur la basse Colme. Enfin, une motte castrale à Eringhem est signalée au XIIe siècle et attestée détruite en 1458.

Liens externes