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Enceinte fortifiée de Zellenberg dans le Haut-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine défensif Enceinte fortifiée

Enceinte fortifiée de Zellenberg

    10-12 Rue du Schlossberg
    68340 Zellenberg
Propriété privée ; propriété de la commune
Enceinte fortifiée de Zellenberg
Enceinte fortifiée de Zellenberg
Enceinte fortifiée de Zellenberg
Crédit photo : Bernard Chenal - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1800
1900
2000
1252
Construction du château fort
1315
Début de la fortification du village
1388
Restauration des fortifications
1868
Destruction de la porte nord
1997
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façade, hormis la surélévation crépie, et toiture hexagonale de la tour sud-est, située 46 rue du Schlossberg (cad. 9 102b) ; façade et toiture hexagonale de la tour nord-est, située au lieudit Village, 10 rue du Schlossberg (cad. 9 51) ; vestiges de l'enceinte fortifiée situés au lieudit Village, 49 rue de la Fontaine (cad. 9 1) : inscription par arrêté du 18 septembre 1997, modifié par arrêté du 25 novembre 1997

Personnages clés

Gauthier (ou Walter) de Horbourg - Seigneur local et bâtisseur Commanditaire du château fort en 1252.
Évêque de Strasbourg - Protecteur des fortifications Autorité ecclésiastique soutenant les travaux.

Origine et histoire

L’enceinte fortifiée de Zellenberg, située dans le Haut-Rhin en Alsace, date de la première moitié du XIVe siècle, bien que ses origines remontent partiellement à 1252 avec la construction d’un château fort sur un promontoire rocheux. Ce château, bâti par Gauthier (ou Walter) de Horbourg sous la protection de l’évêque de Strasbourg, précéda la fortification du village elle-même, entreprise à partir de 1315. La muraille, haute de sept mètres et longue de 540 mètres, était ceinte d’un fossé sec (transformé en jardins au XVIIIe siècle) et ne comptait qu’une seule porte monumentale au nord, détruite en 1868. Les remparts, épais de 1,15 m à la base, étaient flanqués de tours uniquement sur le côté est, dont deux subsistent aujourd’hui : la tour nord-est (diamètre 6,40 m, flèche hexagonale restaurée) et la tour sud-est (surélevée au XIXe siècle avec une flèche octogonale).

Les fortifications furent restaurées ou reconstruites en 1388, après leur édification initiale. Au fil des siècles, des habitations se sont adossées aux remparts, notamment aux XVIIe et XVIIIe siècles, intégrant partiellement les murs d’origine en moellons de grès rose et blanc. Aujourd’hui, il ne reste que des vestiges significatifs : les deux tours d’angle est, un tronçon de rempart à l’angle sud-ouest, et des alignements de murs réutilisés dans les façades des maisons actuelles (comme au 10 et 46 rue du Schlossberg). L’enceinte, classée Monument Historique depuis 1997, illustre l’architecture défensive alsacienne médiévale, comparable à celle de Riquewihr.

L’enceinte jouait un rôle clé dans la protection du village, alors sous influence épiscopale strasbourgeoise. Son plan rectangulaire allongé, ses tours de flanquement et son unique accès contrôlé reflètent les stratégies militaires de l’époque, visant à limiter les points d’entrée et à surveiller les abords. Le fossé sec, comblé ultérieurement, et la porte nord (décrite comme monumentale par Mérian) soulignent son importance symbolique et pratique. Les modifications ultérieures, comme la surélévation des tours ou leur intégration dans l’habitat, témoignent de l’adaptation du bâti militaire à des usages civils après la perte de sa fonction défensive.

Les éléments protégés aujourd’hui incluent les façades et toitures des deux tours (situées 10 et 46 rue du Schlossberg), ainsi que des vestiges de l’enceinte au 49 rue de la Fontaine. La propriété est partagée entre des particuliers et la commune. Bien que partiellement masqués par des crépis, les moellons de grès originaux et la chaîne d’angle massive à l’ouest rappellent l’ampleur initiale des fortifications, conçues pour résister aux conflits féodaux de la région.

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