Enceinte médiévale de Molsheim dans le Bas-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine défensif Enceinte médiévale Patrimoine médiéval

Enceinte médiévale de Molsheim

  • Rue Notre-Dame
  • 67120 Molsheim
Enceinte médiévale de Molsheim
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Enceinte médiévale de Molsheim
Enceinte médiévale de Molsheim
Crédit photo : Lutz Fischer-Lamprecht - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1800
1900
2000
1252
Mention comme ville fortifiée
1250-1260
Construction des remparts
1308-1309
Transfert de souveraineté
1318
Agrandissement du rempart
1388
Prise et incendie
1819
Destruction de la porte
6 février 1989
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Enceinte médiévale de la ville (vestiges du mur) (cad. 1 206, 216/206, 221/205, 222/33, 223/65, 224/78, 229/206, 235/206, 239/206, 240/206 ; 2 60 ; 3 95/79, 256 ; 4 113/56, 114/55, 115/88, 118/56, 128/55, 129/55, 133/55 ; 5 88/35, 89/37, 90/47, 91/54 ; 17 110/3, 112/76, 115/76, 162/5, 164, 165) : inscription par arrêté du 6 février 1989

Personnages clés

Jean de Dirpheim Évêque de Strasbourg responsable de l'agrandissement du rempart oriental.
Robert I Comte palatin ayant pris et incendié la ville en 1388.

Origine et histoire de l'enceinte médiévale

Les remparts de Molsheim forment l’enceinte médiévale de la ville, bâtie principalement entre 1250 et 1320 en remplacement d’ouvrages antérieurs en terre et en bois ; ils sont construits en grès et ont protégé la cité jusqu’à la Révolution. Partiellement détruits au XIXe siècle et gênant l’expansion urbaine, ils témoignent de l’importance médiévale de Molsheim et ont été inscrits au titre des monuments historiques le 6 février 1989.

La phase la plus active de construction se situe entre 1250 et 1260, mais la ville n’était pas encore entièrement fortifiée en 1262, comme le montre le paiement d’une forte somme aux troupes strasbourgeoises pour éviter le pillage. Le 13 juin 1252, un acte mentionne Molsheim comme « oppidum », c’est‑à‑dire ville fortifiée, sans pour autant que la protection soit alors jugée suffisante.

Après les traités de 1308‑1309 transférant la souveraineté aux évêques de Strasbourg, Jean de Dirpheim agrandit vraisemblablement le rempart oriental pour englober l’hospice fondé avant 1318 ; ces travaux auraient duré jusque vers 1325. Au début du XVe siècle, les enceintes de Molsheim et d’Obernai sont considérées parmi les plus solides de la Moyenne-Alsace, mais les remparts n’empêchent pas la prise et l’incendie de la ville par le comte palatin Robert I en 1388. À la fin du XVIe siècle, l’enceinte n’est pas doublée comme dans d’autres cités, et sa prééminence se trouve dès lors relativisée au profit d’Obernai ou de Guémar.

Les siècles suivants sont marqués par des conflits répétés : en 1592 la ville est bombardée et incendiée par les Strasbourgeois, elle est prise par des troupes protestantes en 1610, puis subit les ravages de la guerre de Trente Ans et de la guerre de Hollande, étant notamment occupée par les Suédois en 1632, par les impériaux en 1677 et par l’armée de Louis XIV. Le mur subit ensuite une destruction progressive au XIXe siècle avant de devenir, aux XXe et XXIe siècles, un élément patrimonial reconnu.

L’enceinte médiévale s’étend sur environ 2 200 mètres et délimite un quadrilatère irrégulier d’environ 500 mètres de largeur (sud‑nord) sur 600 mètres de longueur (est‑ouest). Le mur, haut de sept à huit mètres, présente à sa base une largeur comprise entre 0,90 et 1,70 mètre ; son sommet est muni d’un parapet extérieur percé de meurtrières et d’embrasures de tir, accessibles par de nombreux escaliers intérieurs. Trois portes perçaient l’enceinte, dont une seule subsiste : la porte des Forgerons (Schmiedtor), dans le rempart méridional, qui constituait l’accès principal.

La porte de la Montagne (Bergtor), située à l’angle nord‑ouest à l’emplacement actuel du carrefour des rues de Saverne et du Général‑de‑Gaulle, était implantée du côté de la colline et précédée d’un pont élevé à trois arches ogivales franchissant un fossé très profond ; cette porte haute a été rasée en 1819. À l’angle nord‑est se trouvait la porte des Tanneurs (Gerbertor), moins bien connue et mentionnée pour la première fois en 1498 sous le nom de Gewerterlin ; elle permettait l’accès à l’eau, servait d’abord aux tanneurs pour le lavage des peaux, puis d’accès aux moulins, d’où le surnom de porte des Moulins (Mühltor) à partir du XVIIe siècle, et elle a parfois été confondue avec la Linschenturm dans l’historiographie des XIXe et XXe siècles.

Outre les portes, les remparts étaient renforcés par des tours dont le nombre exact reste incertain ; ces ouvrages, complétés par des courtines, permettaient le tir rasant. À l’angle ouest se dressait la « Pulverturm » ou tour aux poudres, pourvue de trois canonnières entourées de pierres saillantes destinées à amortir l’impact des boulets ennemis.

Liens externes