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Enceinte urbaine dans le Morbihan

Enceinte urbaine

    62 Chemin des Portes
    56360 au Palais
Propriété de la commune ; propriété d'une société privée ; propriété privée
Enceinte urbaine
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Enceinte urbaine
Enceinte urbaine
Crédit photo : Remi Jouan - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1683
Projet initial de Vauban
1761
Siège révélant les faiblesses
1802
Début des travaux
1815
Interruption des travaux
1840-1870
Achèvement de l'enceinte
1877
Fin des travaux
1933
Premier classement naturel
2004
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La parcelle AC 84 de l'enceinte urbaine : inscription par arrêté du 30 octobre 2000 - L'enceinte urbaine, à savoir les ouvrages, le chemin couvert, les glacis, le mur de fortification au-delà de la porte de Locmaria et l'ouvrage de Beausoleil (cad. AC 6, 8 à 11, 13, 33 à 36, 64, 65, 78, 79, 86, 88, 91, 93, 94 ; AE 233) : classement par arrêté du 3 novembre 2004

Personnages clés

Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire Auteur du projet initial en 1683.
Marescot - Inspecteur général du génie Dirige les travaux à partir de 1802.

Origine et histoire

L’enceinte urbaine du Palais, aussi appelée remparts du Palais, est une fortification d’agglomération construite au XIXe siècle pour protéger la ville de Le Palais, sur l’île de Belle-Île-en-Mer (Morbihan). Elle complète la citadelle existante en occupant les hauteurs dominantes au sud et à l’ouest, une idée initialement proposée par l’ingénieur militaire Vauban dès 1683. Ce projet visait à contraindre un ennemi à déployer des forces importantes pour assiéger la ville, une stratégie validée lors du siège de 1761, où la prise des hauteurs entraîna la chute de la citadelle.

Les travaux débutent en 1802 sous la direction de l’inspecteur général du génie Marescot, d’abord par des sapeurs, puis par des prisonniers du bagne voisin. Initialement conçu comme un camp retranché avec des forts détachés, le projet évolue vers une enceinte continue après 1815, intégrant des lunettes terrassées construites sous le Premier Empire. Les bastions 19, 20 et 21, dotés de casernes casematées, remplacent d’anciennes redoutes de 1761. La construction s’étale jusqu’en 1877, avec des interruptions liées aux changements de régimes politiques (chute du Premier Empire, Second Empire).

L’enceinte s’étend sur un kilomètre entre les falaises de la rade et l’arrière-port, suivant un tracé néoclassique. Elle comprend quatre fronts bastionnés, un fossé, une galerie de contrescarpe crénelée, un chemin couvert avec réduits, et un glacis. Trois portes principales (Bangor, Vauban, Locmaria) et deux poternes assurent les liaisons avec l’extérieur. L’ouvrage de Beausoleil, ajouté au nord, ferme l’espace de l’arrière-port. Les fossés et glacis, aujourd’hui boisés, héritent des plantations militaires du XIXe siècle.

L’enceinte est armée jusqu’à la fin du XIXe siècle, malgré l’apparition de l’artillerie rayée dans les années 1860. Vers 1890, son armement compte 8 canons de 138 mm, 12 de 120 mm, et 6 mortiers de 22 cm, complétés par des pièces légères. Des aménagements (plates-formes, magasins à poudre) témoignent de cette vocation défensive prolongée. Classée monument historique en 2004, elle illustre l’évolution des fortifications de Vauban à Napoléon III, intégrant des éléments rares du Premier Empire.

Plusieurs protections officielles ont été accordées : classement partiel en site naturel en 1933 et 1985 pour son caractère pittoresque et historique, inscription puis classement au titre des monuments historiques en 2000 et 2004. Ces reconnaissances soulignent sa valeur patrimoniale, à la fois architecturale, paysagère et mémorielle, dans un contexte insulaire marqué par son histoire militaire et stratégique.

Liens externes