Frise chronologique
1216-1220
Construction initiale
Construction initiale
1216-1220 (≈ 1218)
Enceinte commandée par Frédéric II, dirigée par Woelflin.
XIIIe-XIVe siècles
Agrandissement
Agrandissement
XIIIe-XIVe siècles (≈ 1450)
Intègre les faubourgs nord et est.
XVIe siècle
Ajout d'une canonnière
Ajout d'une canonnière
XVIe siècle (≈ 1650)
Adaptation aux armes à feu.
1673
Rasement ordonné par Louvois
Rasement ordonné par Louvois
1673 (≈ 1673)
Briques réutilisées pour l’hôpital.
18 juin 1929
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
18 juin 1929 (≈ 1929)
Protection des vestiges restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Restes des enceintes du Moyen-Age, situés au bord de la Lauch : inscription par arrêté du 18 juin 1929
Personnages clés
| Frédéric II - Empereur du Saint-Empire |
Commanditaire de l'enceinte originale. |
| Woelflin de Haguenau - Prévôt impérial |
Supervise la construction (1216-1220). |
| Vauban - Ingénieur militaire |
Conçoit les remparts bastionnés. |
| François Michel Le Tellier de Louvois - Ministre de Louis XIV |
Ordonne le rasement en 1673. |
Origine et histoire
Les enceintes médiévales de Colmar furent commandées par l'empereur Frédéric II et construites entre 1216 et 1220 sous la direction du prévôt impérial Woelflin de Haguenau. D'une longueur initiale de 2 km et haute de 7 à 8 mètres, cette enceinte en grès jaune ceignait 19 hectares, percée de trois portes : le Kerkertor (rue Kléber), le Steinbrückertor (place des Six-Montagnes-Noires) et le Deinheimtor (Grand-Rue). Elle fut agrandie aux XIIIe et XIVe siècles pour intégrer les faubourgs nord et est.
Au XVIIe siècle, face à l’émergence des bombardes, Vauban conçut de nouveaux remparts bastionnés avec douves. Cependant, en 1673, Louvois ordonna leur rasement, réutilisant les briques pour bâtir l’ancien hôpital. Seuls subsistent aujourd’hui environ 100 mètres de mur (haut de 5 m) le long de la Lauch, ainsi que les bases de deux tours carrées — dont une transformée en habitation — et des meurtrières en pierre encastrée. Ces vestiges, inscrits aux monuments historiques depuis 1929, illustrent l’évolution des techniques défensives.
L’architecture originale combine briques et grès jaune, avec des ajouts ultérieurs comme une canonnière du XVIe siècle et des fentes de tir en grès ou calcaire de remploi. Les restes, situés rue Schwendi et quai de la Poissonnerie, rappellent le rôle stratégique de Colmar, ville impériale du Saint-Empire, avant son intégration au royaume de France. Les portes ultérieures (Bâle, Deinheim, Rouffach) marquèrent les axes commerciaux majeurs de l’Alsace médiévale.