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Enceinte urbaine fortifiée à Bécherel en Ille-et-Vilaine

Ille-et-Vilaine

Enceinte urbaine fortifiée

    10 Place Alexandre Jehanin
    35190 Bécherel
Crédit photo : Pymouss - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
2000
2e moitié du XIVe siècle - 1er quart du XVe siècle
Construction de l'enceinte
27 juin 2024
Premier arrêté de protection
26 août 2024
Second arrêté de protection
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les parties suivantes de l’enceinte urbaine fortifiée : les ouvrages en élévation (tours, courtines, murets, etc.) et les sols en arrière de ces ouvrages sur une largeur de quatre mètres, figurant au cdastre section AB parcelles n° 67, 72, 73, 103, 104, 105, 544, 737, 739, 741 et 779 ; les sols au pied de ouvrages sur une largeur de quatre mètres, figurant au cadastre section AB parcelles n° 59, 60 et 61. Ces parties sont représentées sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 27 juin 2024 ; Les parties suivantes de l’enceinte urbaine fortifiée : les ouvrages en élévation (tours, courtines, murets, etc.) et les sols situés en arrière de ces ouvrages sur une largeur de quatre mètres, cadastrés section AB parcelles n° 62, 64, 98, 111, 215, 216, 217, 547, 765 ; les sols au pied de ces ouvrages sur une largeur de quatre mètres, cadastrés section AB parcelles n° 74, 75, 77, 80, 81, 82, 85, 86, 112, 218, 219, 220, 680, 681, 682, 677, 690, 735, 736. Cet ensemble est représenté sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 26 août 2024

Origine et histoire

L’enceinte urbaine de Bécherel, classée Monument Historique, se compose principalement de vestiges érigés entre la seconde moitié du XIVe siècle et le premier quart du XVe siècle. Aujourd’hui, elle forme un linéaire quasi continu de 500 mètres, représentant plus de la moitié du périmètre d’origine. Cet ensemble adopte une forme semi-elliptique, s’étendant du nord au sud-est de l’ancienne cité, avec une tour intacte et les restes de trois autres tours reliées par des courtines. Une cinquième tour, partiellement conservée, marque l’emplacement de l’ancienne porte Saint-Michel, détruite. Au centre de la ville subsiste également une portion de tour ronde isolée, élément ponctuel distinct de l’enceinte périphérique.

Les ouvrages en élévation (tours, courtines, murets) et les sols adjacents ont fait l’objet de deux arrêtés d’inscription au titre des Monuments Historiques en 2024, couvrant des parcelles cadastrales précises. Ces protections concernent à la fois les structures visibles et les abords immédiats, sur une largeur de quatre mètres de part et d’autre des remparts. La propriété des vestiges est partagée entre la commune, le département, un établissement public de coopération intercommunale et des propriétaires privés.

La localisation de l’enceinte, centrée autour de la place Alexandre Jehanin, reste approximative selon les données disponibles (précision évaluée à 5/10). Les sources visuelles, comme les photos sous licence Creative Commons, et les références cadastrales (section AB) complètent la documentation archivistique. Aucune information n’est fournie sur l’accessibilité du site (visites, locations) ou son usage actuel, hormis sa valeur patrimoniale reconnue.

Les remparts de Bécherel illustrent l’architecture défensive bretonne tardive, marquée par des adaptations aux conflits de la fin du Moyen Âge, notamment la guerre de Succession de Bretagne (1341–1365) et les tensions franco-anglaises. Leur tracé semi-circulaire, centré sur le cœur historique, suggère une volonté de protéger un espace urbain réduit mais stratégique, probablement lié à des activités marchandes ou administratives. La présence de tours rondes, typiques des XIVe–XVe siècles, indique une évolution vers des systèmes de défense plus résistants aux armes à feu naissantes.

La conservation partielle de l’enceinte, avec des éléments disparates (tours, courtines, porte détruite), reflète les transformations urbaines post-médiévales. L’absence de la porte Saint-Michel, mentionnée comme un point d’entrée majeur, pourrait résulter de démolitions liées à l’expansion de la ville ou à des besoins de circulation modernes. Les deux arrêtés de 2024 soulignent une reconnaissance récente de ce patrimoine, malgré son état fragmentaire, et une volonté de préserver les vestiges encore debout ainsi que leur environnement archéologique immédiat.

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