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Palais épiscopal de Viviers en Ardèche

Ardèche

Palais épiscopal de Viviers

    1990 Monteil
    30630 Viviers

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1540
Départ des évêques
15 janvier 1732
Pose de la première pierre
26 août 1737
Bénédiction du palais
26 septembre 1741
Réception des travaux
1906
Confiscation par l'État
1927
Rachat par le diocèse
30 août 1986
Devenu hôtel de ville
1989
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Classé MH

Personnages clés

Claude de Tournon - Évêque de Viviers Quitta l'ancien évêché en 1540.
François Renaud de Villeneuve - Évêque de Viviers (1723-1748) Commanditaire du nouveau palais.
Jean-Baptiste Franque - Architecte Concepteur du palais épiscopal.
Claude Projet - Maître maçon Dirigea les travaux sur place.
M. de Linage - Frère d'un chanoine Intermédiaire pour choisir Franque.
François II Franque - Artiste Envoya des dessins depuis Rome.

Origine et histoire

Le palais épiscopal de Viviers, construit au XVIIIe siècle, est un exemple d'hôtel entre cour et jardin, typique de l'architecture baroque provençale. À l'origine, la résidence des évêques se trouvait près de la cathédrale, mais en 1540, Claude de Tournon, jugeant le bâtiment trop vétuste, s'installa à Bourg-Saint-Andéol. Ses successeurs suivirent cet exemple jusqu'au XVIIIe siècle, quand François Renaud de Villeneuve, évêque de Viviers de 1723 à 1748, décida de construire un nouveau palais.

La construction fut confiée à l'architecte Jean-Baptiste Franque, choisi probablement grâce à l'intermédiaire de M. de Linage, frère d'un chanoine de Viviers. Les travaux débutèrent en 1732, avec la pose de la première pierre le 15 janvier. Dirigés sur place par Claude Projet, maître maçon de Nîmes, ils connurent de nombreux ajustements demandés par l'évêque. L'aile gauche fut construite en 1733, mais l'aile droite, faute de fonds, ne vit jamais le jour. Le palais fut béni en 1737, bien que les travaux ne fussent officiellement réceptionnés qu'en 1741.

Après la Révolution, le palais fut confisqué en 1906, puis racheté par l'association diocésaine en 1927. En 1986, il devint l'hôtel de ville de Viviers, après un échange avec l'hôtel de Roqueplane. Classé monument historique en 1989, il conserve des décors intérieurs baroques remarquables, comme la salle à l'italienne, ornée de peintures inspirées de Raphaël. Son parc a même accueilli des cérémonies épiscopales au XXe siècle.

Le bâtiment, de plan rectangulaire, s'organise autour d'une cour d'honneur précédée d'une avant-cour ovale. Le vestibule et le salon à l'italienne, alignés dans l'axe central, impressionnent par leurs proportions et leur décoration. La chapelle, située au premier étage, complète cet ensemble architectural. Malgré l'absence de l'aile droite prévue, le palais reste un témoignage majestueux de l'art baroque religieux en Vivarais.

Les décors intérieurs, exécutés vers 1737, incluent des peintures à la détrempe représentant des scènes bibliques, inspirées des loges du Vatican. Ces œuvres, attribuées à un décorateur italien élève de Charles-Joseph Natoire, furent réalisées d'après des dessins envoyés de Rome. La salle à manger et la chapelle de l'évêque complètent cet ensemble artistique, reflétant le faste épiscopal du XVIIIe siècle.

Liens externes