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Ermitage de Fourche (restes) en Seine-et-Marne

Seine-et-Marne

Ermitage de Fourche (restes)


    77123 au Vaudoué
Ermitage de Fourche restes
Ermitage de Fourche restes
Ermitage de Fourche restes
Ermitage de Fourche restes
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Ermitage de Fourche restes
Ermitage de Fourche restes
Ermitage de Fourche restes
Crédit photo : David Jouas - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
…
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Origine présumée du domaine
1621
Installation de l’ermite Julien Bardenne
XVIe siècle
Hôpital de Fourche
14 avril 1926
Classement monument historique
années 1970
Réhabilitation par le CRDMA
2019
Événement culturel pour la restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ermitage de Fourche (restes) : inscription par arrêté du 14 avril 1926

Personnages clés

Julien Bardenne - Ermite de l’Ordre de Saint-Antoine Autorisé à s’installer en 1621 près de la chapelle.
Jean de Midorge - Commandeur de Beauvais A accordé l’installation de l’ermite en 1621.
Claude-Clément Perrot - Bénévole du CRDMA A dirigé la réhabilitation du site (années 1970).
Katy Peureau - Vice-présidente du CRDMA et sculptrice A réalisé la statue de la Vierge en majesté.

Origine et histoire

L’ermitage de Fourche, parfois appelé Fourches-en-Gâtinais, est un site en ruines situé au Vaudoué, en bordure de la forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne, Île-de-France). Il était autrefois intégré à une commanderie templière, dont le vestige principal est la chapelle Saint-Blaise. Ce domaine, dont l’origine exacte reste inconnue, remonte au moins au XIIe siècle. Les textes du XVIe siècle le mentionnent comme un hôpital de Fourche dépendant de la paroisse du Vaudoué, incluant une maison, une chapelle dédiée à saint Blaise, et plus de 500 arpents de terres. Le commandeur y exerçait une justice complète (haute, moyenne et basse) sur son domaine.

Au début du XVIIe siècle, la maison était en ruine et non restaurée. En 1621, Jean de Midorge, commandeur de Beauvais, autorisa l’ermite Julien Bardenne, de l’Ordre de Saint-Antoine, à construire une petite maison près de la chapelle encore debout. Un accord stipulait que Bardenne bénéficierait des aumônes de la chapelle, en échange d’une messe annuelle le jour de la Saint-Blaise, sans pouvoir revendiquer la propriété du lieu. À sa mort, la chapelle devait revenir au commandeur. Les terres, affermées pour 790 livres en 1640 puis 1 020 livres en 1757, imposaient aussi une messe hebdomadaire les jeudis. Aujourd’hui, il ne subsiste que la chapelle (voûtes effondrées) et la cave d’un bâtiment disparu.

Redécouvert envahi par la végétation, le site fut réhabilité à partir des années 1970 par le Centre de recherche et de documentation médiévales et archéologiques (CRDMA), une association de Saint-Mammès devenue propriétaire. Sous l’impulsion de Claude-Clément Perrot et d’autres bénévoles, des éléments furent restaurés ou reconstitués : le reclusoir, une croix marquant l’emplacement du cimetière, des pierres tombales, la cuvette de la chapelle, et une statue de la Vierge en majesté (œuvre de Katy Peureau, vice-présidente du CRDMA). La chapelle, toujours en plein air, nécessite un entretien constant et accueille des événements culturels, comme une exposition et une conférence sur les Templiers en 2019.

Classé monument historique en 1926, l’ermitage fut aussi un lieu de tournage pour le film Molière (2007) de Laurent Tirard. Malgré des besoins de restauration estimés à 33 000 euros (consolidation des joints et parties hautes), les demandes de financement auprès du Loto du patrimoine et de la Fondation pour la sauvegarde de l’art français n’ont pas abouti. Une cagnotte fut lancée en 2021, relancée en 2023, pour préserver ce patrimoine fragile, géré par des bénévoles et ouvert au public.

Liens externes