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Ermitage Saint-Ferréol dans les Pyrénées-Orientales

Pyrénées-Orientales

Ermitage Saint-Ferréol

    Sant Ferriol
    66400 Céret

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1235
Première mention écrite
XIIIe siècle
Construction initiale
1655
Fin de l'épidémie de peste
1772-1775
Reconstruction de la chapelle
26 novembre 1793
Bataille de Céret
1795
Désacralisation par la Convention
1805
Restauration du statut de sanctuaire
1975
Incendie évité
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Raymond de Llauro - Donateur médiéval Lègue l’ermitage aux moines en 1235.
Saint Ferréol - Saint patron et protecteur Reliques conservées, vénération depuis 1655.
Luis Fermín de Carvajal - Comte de la Union, général espagnol Protège l’ermitage en 1794 pendant la Révolution.
Pie VII - Pape (1800-1823) Rétablit le sanctuaire en 1805.

Origine et histoire

L'ermitage Saint-Ferréol, dédié à saint Ferréol, est une chapelle située à 4 km de Céret, dans les Pyrénées-Orientales. Érigée au XIIIe siècle sur des bases préromanes, elle est reconstruite entre 1772 et 1775. Perchée à 301 mètres d’altitude sur une colline des Aspres, elle domine la plaine du Tech et offre une vue allant de la côte méditerranéenne au massif du Canigou. Le site, accessible par un chemin vicinal, est un lieu de pèlerinage et de dévotion depuis le Moyen Âge.

L’ermitage est mentionné pour la première fois en 1235, dans un legs de Raymond de Llauro, et construit par des moines bénédictins de l’abbaye d’Arles-sur-Tech. Il abrite des reliques de saint Ferréol et saint Julien, mises à l’abri pendant la croisade des Albigeois. Ces reliques, aujourd’hui conservées dans des reliquaires du XVIIIe siècle, font de la chapelle un sanctuaire vénéré. En 1655, les Cérétans attribuent à saint Ferréol la fin d’une épidémie de peste, instaurant un pèlerinage annuel le 18 septembre, mêlant cérémonie religieuse (procession, messe aux aurores) et fête traditionnelle (sardanes, repas champêtre).

Pendant la Révolution française, l’ermitage joue un rôle stratégique. En 1793, lors de l’occupation espagnole, il sert de refuge aux troupes du comte de la Union, Luis Fermín de Carvajal, qui y remporte une victoire contre les Français. Épargné de la destruction par Carvajal en 1794, il est cependant désacralisé par la Convention nationale en 1795. Il retrouve son statut de sanctuaire en 1805, grâce à une demande de l’évêque de Carcassonne auprès du pape Pie VII, officialisée par le cardinal Caprana. En 1975, la chapelle échappe à un incendie touchant ses bâtiments annexes.

L’ermitage Saint-Ferréol incarne à la fois un lieu de culte, un symbole de résistance historique et un point de rassemblement communautaire. Son architecture, ses reliques et son panorama en font un patrimoine emblématique du Vallespir, célébré chaque année lors de l’Aplec du 18 septembre, perpétuant une tradition vieilles de plusieurs siècles.

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