Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Chapelle seigneuriale romane à nef unique.
21 mai 1911
Pose de la pierre de fondation
Pose de la pierre de fondation 21 mai 1911 (≈ 1911)
Cérémonie avec procès-verbal en latin.
1927
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1927 (≈ 1927)
Inscription par arrêté du 8 décembre.
2011
Désacralisation
Désacralisation 2011 (≈ 2011)
Décidée par le diocèse le 26 septembre.
28 janvier 2013
Démolition
Démolition 28 janvier 2013 (≈ 2013)
Transfert des cloches et vitraux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église : inscription par arrêté du 8 décembre 1927
Personnages clés
Barthélemy Jonnier - Curé du Breuil
Auteur du procès-verbal de 1911.
Michel Mitton - Architecte moulinois
Reconstruction partielle en 1911-1912.
Origine et histoire
L’ancienne église Notre-Dame et Saint-Blaise, située au Breuil dans l’Allier, trouve ses origines au XIIe siècle comme chapelle seigneuriale du château local. L’édifice, composé d’une nef centrale flanquée de deux collatéraux, de trois travées, d’une abside et de deux absidioles, présente des maçonneries et colonnes typiques du milieu du XIIe siècle. Les chapiteaux de l’absidiole centrale suggèrent un projet initial de nef voûtée. La façade ouest, reconstruite ultérieurement, arbore des assises alternées de pierres blanches et rouges, tandis que les cloches, dépourvues de clocher, étaient suspendues dans des arcades au-dessus du pignon.
Au début du XXe siècle, l’église fut partiellement modifiée : un tombeau du XIVe siècle, appartenant à une dame du Breuil, fut exhumé et remonté dans une chapelle latérale. L’édifice, propriété communale depuis son classement comme Monument Historique en 1927, illustre l’architecture romane régionale. Sa destruction progressive (effondrement partiel en 1998, désacralisation en 2011) conduisit à sa démolition en 2013, après le transfert de ses éléments mobiliers (vitraux, cloches) vers l’église Sainte-Anne, devenue paroissiale.
Lors de sa démolition, une pierre de fondation datée de 1911 fut découverte à la croisée du transept. Elle contenait une bouteille en verre renfermant un procès-verbal en latin, rédigé par le curé Barthélemy Jonnier lors d’une cérémonie religieuse le 21 mai 1911. Ce document atteste de la reconstruction partielle de l’église au début du XXe siècle, bien que ses origines médiévales restent le cœur de son histoire.
L’église primitive, dépourvue de clocher traditionnel, se distinguait par son plan en croix latine et son portail surmonté d’un porche à colonnes. Les vitraux, au nombre d’une vingtaine, furent sauvés avant la démolition : deux d’entre eux, restaurés, ornent désormais l’église Sainte-Anne. Ce monument incarne ainsi à la fois l’héritage roman auvergnat et les transformations religieuses du XXe siècle.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis