Fondation du prieuré vers 1270 (≈ 1270)
Construction dépendant de l’abbaye Saint-Martin de Sées.
1801
Retour du desservant
Retour du desservant 1801 (≈ 1801)
Fin de l’exil révolutionnaire du prêtre.
1802
Fusion des paroisses
Fusion des paroisses 1802 (≈ 1802)
Intégration à Neuville-près-Sées par le diocèse.
1824
Vente comme grange
Vente comme grange 1824 (≈ 1824)
Devenue propriété privée après désaffectation.
1826
Rachat par Le Conte
Rachat par Le Conte 1826 (≈ 1826)
Acquisition par Pierre Simon Le Conte.
27 septembre 1979
Inscription MH
Inscription MH 27 septembre 1979 (≈ 1979)
Protection des peintures et de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Montrond (ancienne) et peintures murales (cad. AI 4) : inscription par arrêté du 27 septembre 1979
Personnages clés
Pierre Simon Le Conte - Propriétaire en 1826
Racheta l’église pour sa jumenterie.
Jean Fournée - Historien de l’art
Étudia les peintures murales (1984).
François Rouan - Artiste verrier
Auteur des vitraux modernes.
Origine et histoire
L’église Saint-Pierre-Saint-Jean-et-Saint-Paterne de Montrond, située à Neuville-près-Sées (Orne), trouve ses origines dans un prieuré construit vers 1270, dépendant de l’abbaye Saint-Martin de Sées. Transformée en église paroissiale, elle fut abandonnée par son desservant pendant la Révolution, qui revint seulement en 1801. En 1802, le diocèse fusionna sa paroisse avec celle de Neuville-près-Sées, et l’édifice, devenu propriété privée en 1824 après une vente comme grange, fut racheté en 1826 par Pierre Simon Le Conte, propriétaire de la jumenterie de La Moisière. Depuis, elle est restée dans les familles Forcinal et Bozo, sous le nom de « Chapelle de Montrond ».
L’église, désaffectée, révèle des peintures murales des XIIIe et XIVe siècles, découvertes lors de travaux. Ces fresques, représentant des apôtres et une scène de résurrection des morts, ainsi que des éléments comme une cloche du XVIe siècle et des vitraux de François Rouan, ont conduit à son inscription à l’inventaire des monuments historiques le 27 septembre 1979. L’édifice, de style rural avec une nef et un chevet plat surmonté d’une flèche, illustre l’évolution d’un lieu de culte en patrimoine privé, tout en conservant des traces artistiques médiévales.
Architecturalement, l’église se compose d’une nef et d’un chœur terminé par un chevet plat, avec une flèche marquant la séparation entre les deux espaces. Les peintures murales à la détrempe, couvrant l’ensemble du chevet, incluent des silhouettes d’apôtres et une représentation de la résurrection des morts à gauche de la fenêtre. Ces éléments, associés à des pots acoustiques et à une cloche du XVIe siècle, soulignent son importance historique et artistique. L’édifice, aujourd’hui propriété privée, reste un témoignage rare de l’art religieux normand des XIIIe et XIVe siècles.
La protection de l’église et de ses peintures murales, officialisée en 1979, a permis de préserver un patrimoine fragile. Les travaux de sauvegarde ont mis en lumière des techniques artistiques médiévales, tandis que des sources comme Arts sacrés (2011) ou les études de Jean Fournée (1984) documentent son histoire. Bien que fermée au culte, la chapelle de Montrond continue de fasciner par son héritage, entre mémoire monastique et transformation en bien familial.
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