Première batterie défensive 1679 (≈ 1679)
Installation d’une batterie sur le site.
1771-1773
Construction du grand magasin
Construction du grand magasin 1771-1773 (≈ 1772)
Poudrière standard du XVIIe siècle.
1878-1882
Nouvelle poudrière renforcée
Nouvelle poudrière renforcée 1878-1882 (≈ 1880)
Magasin pour 250 tonnes de poudre.
1993
Fermeture du site
Fermeture du site 1993 (≈ 1993)
Fin des activités pyrotechniques.
2 octobre 2015
Inscription monument historique
Inscription monument historique 2 octobre 2015 (≈ 2015)
Première protection officielle.
22 juin 2023
Classement définitif
Classement définitif 22 juin 2023 (≈ 2023)
Remplace l’inscription de 2015.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La poudrière, en totalité, avec son mur d'enceinte, sur la parcelle n° 12, figurant au cadastre de la commune section AD, tel que figuré en rouge et en rose sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 22 juin 2023
Personnages clés
Louis XIV - Roi de France
Initiateur de l’arsenal de Rochefort.
Origine et histoire
La poudrière extérieure de Vergeroux, édifiée entre 1878 et 1882, fait partie d’un ensemble militaire lié à la défense côtière française. Ce magasin à poudre, conçu pour stocker 250 tonnes d’explosifs, était relié par un chemin de fer à la pyrotechnie voisine, aujourd’hui disparue. Ses caractéristiques architecturales reflètent les normes de sécurité de l’époque : murs renforcés, sas isolés par des vitres épaisses, et volets en chêne massif. Le site, initialement intégré à un arsenal créé sous Louis XIV, a évolué au fil des siècles, passant d’un rôle de batterie défensive à un atelier de fabrication d’explosifs, puis à un centre de désamorçage après la Seconde Guerre mondiale.
Classée monument historique par arrêté du 22 juin 2023 (remplaçant une inscription de 2015), cette poudrière est désormais propriété communale, tandis que le reste du site militaire reste interdit au public. Son histoire est marquée par son adaptation aux progrès technologiques, notamment avec l’introduction de la mélanite, un explosif instable nécessitant des précautions extrêmes. Le bâtiment, aujourd’hui isolé, témoigne de l’importance stratégique de Vergeroux, situé sur un promontoire dominant l’estuaire de la Charente, premier rempart contre les invasions maritimes.
Le déclin du site débuta avec sa fermeture en 1993, après plus de deux siècles d’activité. Le chemin de fer qui reliait la poudrière à la pyrotechnie a été transformé en sentier pédestre, tandis que le bâtiment, livré au pillage, attend une nouvelle affectation. Les terrains alentour, partiellement lotis, contrastent avec l’abandon du cœur historique, toujours propriété de l’État. Ce patrimoine, à la fois technique et militaire, offre un éclairage unique sur l’histoire des explosifs en France et leur impact sur les paysages côtiers.