Arrivée des sœurs en Guadeloupe 1822 (≈ 1822)
Installation à Basse-Terre avant Pointe-à-Pitre.
1839
Appel de la municipalité
Appel de la municipalité 1839 (≈ 1839)
Demande de fondation d’une école communale.
1840
Première école au Morne à Caille
Première école au Morne à Caille 1840 (≈ 1840)
Construction initiale par les sœurs.
1854
Autorisation du gouverneur
Autorisation du gouverneur 1854 (≈ 1854)
Ouverture d’une succursale du pensionnat.
1860
Achèvement du bâtiment actuel
Achèvement du bâtiment actuel 1860 (≈ 1860)
Déménagement sur le site définitif.
1870
Reconnaissance civile par l’État
Reconnaissance civile par l’État 1870 (≈ 1870)
Légitimation de la congrégation en France.
1882
Installation sur le site actuel
Installation sur le site actuel 1882 (≈ 1882)
Transfert depuis le Morne à Caille.
5 mai 1988
Classement monument historique
Classement monument historique 5 mai 1988 (≈ 1988)
Protection des bâtiments et cours.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les deux corps de bâtiments reliés par une chapelle, le sol des cours, le mur sur rue (cad. AM 62) : classement par arrêté du 5 mai 1988
Personnages clés
Joseph-Henri-Joachim Lainé - Ministre de Louis XVIII
Encouragea l’éducation coloniale par les sœurs.
Alexandre Petit - Architecte présumé
Aura contribué à la construction.
Origine et histoire
L'externat Saint-Joseph-de-Cluny est un établissement scolaire catholique fondé au 2e quart du XIXe siècle par la congrégation des sœurs de Saint-Joseph de Cluny. Initialement créé pour éduquer les jeunes filles des colonies françaises, il s’installe d’abord sur le Morne à Caille en 1840, avant de déménager en 1882 sur son emplacement actuel, à l’angle des rues Arago et d’Ennery à Pointe-à-Pitre. L’architecte Alexandre Petit, connu pour l’église voisine Saint-Pierre-et-Saint-Paul, aurait contribué à sa construction. Le site, composé de deux corps de bâtiments reliés par une chapelle, est classé monument historique en 1988.
L’école s’inscrit dans la mission éducative de la congrégation, encouragée par le ministre Joseph-Henri-Joachim Lainé sous Louis XVIII pour développer l’enseignement dans les Antilles. La première pierre est posée après l’autorisation du gouverneur de Guadeloupe en 1854, permettant la construction d’un pensionnat plus spacieux, achevé en 1860. L’établissement, d’abord réservé aux filles, s’ouvre ensuite aux garçons et devient un groupe scolaire privé au XXe siècle.
L’architecture mêle styles colonial et Empire, avec un rez-de-chaussée en brique et un étage en bois surmonté de combles habitables. Le portail d’entrée, en pierre calcaire, présente un arc en plein cintre et un fronton. Les cours intérieures pavées, bordées d’un préau à arcades, et la chapelle témoignent de l’organisation spatiale typique des établissements religieux de l’époque. Les éléments protégés incluent les bâtiments, la chapelle, les cours et le mur d’enceinte.
La congrégation obtient une reconnaissance civile par l’État français en 1870, consolidant son rôle dans l’éducation locale. Aujourd’hui, l’externat accueille des classes maternelles et élémentaires, perpétuant la tradition éducative et spirituelle de Saint-Joseph de Cluny. Son classement parmi les monuments historiques souligne son importance patrimoniale en Guadeloupe.
Les sœurs de Saint-Joseph de Cluny, présentes à Basse-Terre depuis 1822, répondent en 1839 à l’appel de la municipalité de Pointe-à-Pitre pour fonder une école communale. Leur installation progressive, du Morne à Caille au centre-ville, reflète leur adaptation aux besoins croissants de la population, dans un contexte colonial marqué par l’expansion des infrastructures éducatives et religieuses.
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