Construction de la motte Moyen Âge (≈ 1125)
Période de construction non précisée
26 septembre 1979
Classement monument historique
Classement monument historique 26 septembre 1979 (≈ 1979)
Protection officielle par arrêté
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Motte féodale (cad. A 260) : classement par arrêté du 26 septembre 1979
Personnages clés
Jean sans Terre - Roi d'Angleterre et duc de Normandie
Visite hypothétique du site
Origine et histoire
La motte castrale du château de Malmain, également connue sous les noms de château de Malmain ou château de Malesmains, est un vestige médiéval situé sur la commune de Saint-Benoît-d'Hébertot, dans le Calvados. Ce monument, typique de l'architecture défensive du Moyen Âge, se trouve au lieu-dit les Murailles, un emplacement stratégique pour l'époque. Son nom, Malmain ou Malesmains, évoque une origine liée à des mains malfaisantes ou à un passé tumultueux, bien que les sources ne précisent pas cette étymologie.
Trois fiefs existaient sur le territoire actuel de la commune, et la motte de Malmain en faisait probablement partie. Selon certaines hypothèses, Jean sans Terre, roi d'Angleterre et duc de Normandie, aurait pu s'y arrêter lors de ses déplacements vers sa résidence de Bonneville-sur-Touques. Cette visite, si elle est avérée, soulignerait l'importance stratégique de ce site au début du XIIIe siècle. Cependant, les preuves directes de sa présence manquent dans les sources disponibles.
La motte féodale a été classée au titre des monuments historiques par arrêté du 26 septembre 1979, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Aujourd'hui, le site appartient à une société privée, et son accès au public n'est pas clairement documenté. Les vestiges, bien que partiellement conservés, témoignent des techniques de construction défensive médiévales, avec une motte artificielle sur laquelle s'élevait probablement une tour en bois ou en pierre.
Les sources disponibles, notamment les références de Flohic Éditions (2001) et d'Arcisse de Caumont (1862), mentionnent ce monument comme un exemple représentatif des mottes castrales normandes. Son état actuel et sa localisation approximative (notée comme a priori satisfaisante avec une précision de 6/10) en font un sujet d'étude pour les historiens et archéologues s'intéressant à l'occupation féodale de la Normandie.
Le site est répertorié dans la base Mérimée sous le code 14130 (Saint-Benoît-d'Hébertot) et associé au département du Calvados (code Insee 14563). Bien que les informations pratiques sur les visites soient limitées, son classement en fait un élément clé du patrimoine médiéval normand, aux côtés d'autres monuments de l'arrondissement de Lisieux.