Construction de la ferme XVIIe - XVIIIe siècles (≈ 1850)
Période principale de l’édifice actuel.
début du XIXe siècle
Datation par dendrochronologie
Datation par dendrochronologie début du XIXe siècle (≈ 1904)
Analyse scientifique de certaines parties.
14 mars 1925
Classement de la cheminée sarrasine
Classement de la cheminée sarrasine 14 mars 1925 (≈ 1925)
Protection au titre des monuments historiques.
fin du XIXe siècle
Reconstruction de la demeure
Reconstruction de la demeure fin du XIXe siècle (≈ 1995)
Remplacement du logis médiéval par une villa.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Cheminée sarrazine avec sa mitre : classement par arrêté du 14 mars 1925
Personnages clés
Baron de la Serve - Propriétaire et reconstructeur
A bâti la villa à la fin du XIXe.
Gabriel Jeanton - Historien et inventeur
A repéré la ferme dans les années 1920.
Martine Diot - Experte en architecture rurale
A étudié le site (publication 2005).
Origine et histoire
La ferme de Saint-Romain est un monument agricole situé dans le hameau de Saint-Romain, sur la commune de Romenay (Saône-et-Loire), en Bourgogne-Franche-Comté. Elle se distingue par son architecture typique des XVIIe et XVIIIe siècles, avec des murs en pans de bois et des toits couverts de tuiles creuses. Le site est entouré de haies et jouxte le Bois des Faivées, dans un cadre forestier en surplomb de la rivière Seille.
La ferme abrite l’une des trois cheminées sarrasines encore visibles en Saône-et-Loire, un élément architectural rare et emblématique. Cette cheminée, ainsi que sa mitre, ont été classées au titre des monuments historiques le 14 mars 1925. Le domaine inclut également une chapelle du XVIIIe siècle, un puits en pierre de taille, et une mare, témoignages d’un ensemble agricole et résidentiel historique.
À l’origine, le domaine de Saint-Romain remontait au Moyen Âge, avec un corps de logis médiéval remplacé à la fin du XIXe siècle par une demeure de style villa, construite par le baron de la Serve. La ferme, repérée dès les années 1920 pour son corps de logis à cheminée sarrasine, a été datée par dendrochronologie du début du XIXe siècle pour certaines parties. Son organisation autour d’une cour et son mobilier traditionnel (comme un archebanc) reflètent le mode de vie rural bressan.
Les sources historiques, dont les travaux de Martine Diot et Agnès Bruno, soulignent l’importance architecturale de ce site, représentatif de l’habitat rural en Bresse entre les XVe et XIXe siècles. La ferme est mentionnée dans les inventaires de Gabriel Jeanton et les archives départementales de Saône-et-Loire, confirmant son rôle patrimonial dans la région.