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Ferme en Côtes-d'Armor

Ferme

    9 Rue Quinquaine
    22000 Plouasne
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1575
Pierre de récupération
1579
Écusson sculpté
1742
Construction de la ferme
1834
Division du logis
27 octobre 1987
Classement partiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Corps de logis (cad. D 81) : inscription par arrêté du 27 octobre 1987

Personnages clés

François Heurtaut - Premier propriétaire Nom gravé sous la corniche.
Jeanne Legrand - Première propriétaire Nom gravé avec François Heurtaut.
Duc et duchesse de Duras - Propriétaires terriens Baronnie du Vau Ruffier en 1742.
Louise de Coetquen - Duchesse de Duras Propriétaire des terres via mariage.

Origine et histoire

La ferme du Tertre, située au lieu-dit Le Tertre à Plouasne (Côtes-d'Armor, Bretagne), est un monument rural emblématique du XVIIIe siècle. Construite en 1742, comme l’atteste une pierre gravée en façade, elle remplace un logis du XVIe siècle dont certaines pierres (comme un linteau de cheminée ou des encadrements de baies) ont été réutilisées. Les matériaux locaux – moellons de granite, calcaire coquillier et faluns – dominent sa structure, tandis que sa corniche à triple ressauts et ses lucarnes sculptées (ornées de têtes souriantes et d’écussons fantaisistes) reflètent un savoir-faire artisanal soigné. Le logis, orienté au sud, comprend deux pièces à feu en rez-de-chaussée surmontées de greniers, avec une étable accolée.

La ferme est édifiée sur les terres de la baronnie du Vau Ruffier, propriété du duc et de la duchesse de Duras (née Louise de Coetquen). Les noms des premiers propriétaires, François Heurtaut et Jeanne Legrand, sont gravés sous la corniche. Les décors des lucarnes, inspirés des siècles passés, mêlent motifs schématiques (dents de scie, denticules) et symboles énigmatiques comme un oiseau récurrent ou un écu portant l’abréviation « siduras », peut-être un anagramme. Une pierre du grenier, datée de 1579, et un linteau orné de motifs géométriques (losange, cœur inversé) témoignent de la réutilisation d’éléments anciens.

Classée partiellement aux monuments historiques depuis le 27 octobre 1987 (corps de logis uniquement), la ferme illustre l’évolution de l’habitat rural breton, entre tradition et influences nobles. Le cadastre de 1834 révèle qu’elle était alors divisée en deux propriétés. Aujourd’hui propriété privée, son état de conservation et ses détails architecturaux en font un témoin précieux de la vie agricole du XVIIIe siècle en Bretagne intérieure.

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