Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Période de fondation de la ferme fortifiée.
1870
Occupation prussienne
Occupation prussienne 1870 (≈ 1870)
Siège de Soissons, poste de surveillance prussien.
1914-1918
Première Guerre mondiale
Première Guerre mondiale 1914-1918 (≈ 1916)
Située sur la ligne de front du Chemin des Dames.
10 janvier 1928
Classement MH
Classement MH 10 janvier 1928 (≈ 1928)
Inscription des vestiges au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Restes des bâtiments du XIIIe siècle : inscription par arrêté du 10 janvier 1928
Personnages clés
Salch - Historien
Évoque un prieuré fortifié du XVe siècle.
Cuirassiers blancs prussiens - Unité militaire
Occupèrent la ferme en 1870.
Origine et histoire de la ferme de la Perrière
La ferme de la Perrière, située à Crouy dans le département de l'Aisne (Hauts-de-France), est un édifice dont les origines remontent au XIIIe siècle. Classée monument historique depuis 1928, elle est l'un des rares témoignages architecturaux de cette période dans la région. Aujourd'hui, il n'en subsiste qu'un double portail flanqué d'une tour cylindrique, éléments caractéristiques des fermes fortifiées médiévales.
Selon certaines sources, les vestiges pourraient également appartenir à un prieuré fortifié, potentiellement reconstruit ou modifié au XVe siècle. Cette hypothèse, avancée par l'historien Salch, suggère une occupation religieuse antérieure, bien que les preuves matérielles restent limitées aux structures visibles aujourd'hui.
Durant la guerre franco-prussienne de 1870, la ferme joua un rôle stratégique : elle fut occupée par un escadron de cuirassiers prussiens pendant le siège de Soissons. Ces soldats y établirent un poste de surveillance pour contrôler les axes routiers menant à Chauny et Laon, illustrant son importance géographique dans les conflits militaires de l'époque.
Au cours de la Première Guerre mondiale, la ferme se trouva sur la ligne de front du Chemin des Dames, un secteur particulièrement meurtrier. Bien que les sources ne précisent pas son état après les combats, cette localisation expose son histoire aux violences des deux conflits majeurs qui marquèrent la région au XIXe et XXe siècles.
Les éléments protégés par l'arrêté de 1928 se limitent aux restes des bâtiments du XIIIe siècle, soulignant leur valeur patrimoniale. La ferme incarne ainsi plusieurs strates historiques : agricole avec sa vocation initiale, religieuse avec l'hypothèse du prieuré, et militaire à travers son usage lors des guerres modernes.