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Fonderie de La Voulte-sur-Rhône en Ardèche

Patrimoine classé
Patrimoine industriel
Fonderie

Fonderie de La Voulte-sur-Rhône

    La Meilhe
    07800 La Voulte-sur-Rhône
Propriété de la commune ; propriété d'un établissement public ; propriété d'une société privée
Fonderie de La Voulte-sur-Rhône
Fonderie de La Voulte-sur-Rhône
Fonderie de La Voulte-sur-Rhône
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Fonderie de La Voulte-sur-Rhône
Fonderie de La Voulte-sur-Rhône
Fonderie de La Voulte-sur-Rhône
Fonderie de La Voulte-sur-Rhône
Crédit photo : Remi Mathis - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1812
Acquisition de la mine
1823
Fondation de la compagnie
1828
Mise en service de l'usine
1846
Extension des hauts fourneaux
1870
Apogée de la production
1889
Fermeture de l'usine
1996
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Vestiges comprenant : les entrepôts à coke et à minerai, les fours à griller, les rampes pour wagonnets, le quai de déchargement, les galeries, les magasins de coke, la halle de coulée, les bâtiments de souffleries et chaudières (à l'exclusion des bâtiments postérieurs) , ainsi que le sol des parcelles du site et son mur de clôture (cad. AL 597 à 601, 603, 605, 607 à 609) : inscription par arrêté du 2 avril 1996 - Les quatre hauts fourneaux de 1827 et 1845 (cad. AL 597, 598) : classement par arrêté du 5 juillet 1996

Personnages clés

Louis Frerejean - Sidérurgiste lyonnais Fonda la Compagnie des forges Loire et Isère.
Frédéric Jacques Culmann - Ingénieur et capitaine d'artillerie Conçut les plans de l’usine en 1828.
Famille Blumenstein - Sidérurgistes lyonnais Associés de Frerejean dans la compagnie.

Origine et histoire

La fonderie de La Voulte-sur-Rhône, située dans le département de l'Ardèche, fut fondée au début du XIXe siècle pour exploiter les ressources minières locales. En 1812, les sidérurgistes lyonnais Frerejean acquirent la mine de fer de La Boissine, initialement exploitée sous l’Ancien Régime, pour alimenter un haut fourneau à Vienne. Cette acquisition marqua le début d’une expansion industrielle majeure dans la région.

En 1823, Louis Frerejean s’associa avec les Blumenstein, autres sidérurgistes lyonnais, pour créer la Compagnie des forges Loire et Isère. Cette entreprise devint la plus importante de la région dans les années 1860. Sous leur impulsion, une batterie de quatre fourneaux au coke fut construite à La Voulte selon les plans de l’ingénieur Frédéric Jacques Culmann, un capitaine d’artillerie en congé. L’usine, opérationnelle dès 1828, devint un modèle technique pour les fonderies françaises de l’époque.

En 1839, la compagnie fut renommée Compagnie des fonderies et des forges de la Loire et de l'Ardèche, reflétant son expansion géographique et industrielle. La construction de deux hauts fourneaux en 1846 porta sa capacité de production à 16 000 tonnes de fonte par an, plaçant l’usine parmi les premières de France. Ces fourneaux, hauts d’une dizaine de mètres et revêtus de briques réfractaires, symbolisaient l’innovation technique de l’époque.

L’apogée de la fonderie fut atteint vers 1870, avant qu’un déclin progressif ne mène à sa fermeture en 1889, suivie de celle des mines en 1892. Le site, organisé sur quatre niveaux, comprenait des entrepôts pour le minerai et le coke, des fours à griller, des machines soufflantes, et un canal de 300 mètres reliant l’usine au Rhône. Après des décennies d’abandon, il fut restauré et est aujourd’hui accessible au public.

La fonderie est protégée au titre des monuments historiques depuis 1996. Les entrepôts, les fours, les rampes pour wagonnets, la halle de coulée, et les quatre hauts fourneaux de 1827 et 1845 font partie des éléments classés ou inscrits. Ces vestiges témoignent de l’importance historique de ce site dans l’industrialisation française du XIXe siècle.

Liens externes