Destruction du prieuré Sainte-Catherine 1773-1774 (≈ 1774)
Libération de l'espace pour le nouveau quartier.
1783
Construction de la fontaine
Construction de la fontaine 1783 (≈ 1783)
Réponse aux besoins du marché aux poissons.
17 juin 1925
Classement monument historique
Classement monument historique 17 juin 1925 (≈ 1925)
Protection officielle du patrimoine parisien.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fontaine dite de Jarente : inscription par arrêté du 17 juin 1925
Personnages clés
Monsieur Caron - Maître général des bâtiments du roi
Auteur des plans de la fontaine.
Origine et histoire
La fontaine de Jarente, aussi appelée fontaine de la Poissonnerie ou fontaine d'Ormesson, a été construite en 1783 dans le cadre de la rénovation du quartier après la destruction du prieuré Sainte-Catherine-du-Val-des-Écoliers (1773-1774). Ce projet urbain a donné naissance à de nouvelles rues, dont la rue de Jarente, et à la place du Marché-Sainte-Catherine, où s'installèrent des marchands de poissons. La fontaine fut édifiée pour répondre à leurs besoins en eau, selon les plans de monsieur Caron, maître général des bâtiments du roi.
La fontaine se présente comme un massif architectural adossé au fond de l'impasse de la Poissonnerie. Elle est encadrée par deux pilastres et surmontée d'un fronton triangulaire, décoré d'un bas-relief représentant un faisceau de licteur, des dauphins et des cornes d'abondance. Deux portes latérales, ornées de rosaces, mènent à un bâtiment arrière. Un mascaron de bronze en tête de satyre, près du sol, laisse s'échapper un filet d'eau. Le style « à congélation » orne les pilastres et le linteau, tandis qu'une composition pyramidale prolonge la structure jusqu'à 7 mètres de hauteur.
Classée monument historique par arrêté du 17 juin 1925, la fontaine illustre l'architecture utilitaire et décorative du XVIIIe siècle parisien. Son emplacement, dans une impasse étroite, et ses éléments sculpturaux en font un témoignage rare des aménagements hydrauliques liés aux marchés de l'époque. Les photographies anciennes, comme celles d'Eugène Atget (1898), documentent son évolution dans le paysage urbain.
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