Construction de la fontaine 1846 (≈ 1846)
Date portée sur la voûte intérieure.
2 novembre 1992
Classement monument historique
Classement monument historique 2 novembre 1992 (≈ 1992)
Inscription par arrêté ministériel.
2009
Restauration et ravalement
Restauration et ravalement 2009 (≈ 2009)
Travaux après dégradations par tags.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fontaine de la Roquette (cad. NON CADASTRE) : inscription par arrêté du 2 novembre 1992
Personnages clés
Molinos - Architecte attribué
Auteur présumé des plans.
Origine et histoire
La fontaine de la Roquette, aussi appelée fontaine Molinos, fut construite en 1846 à l’angle du 70 rue de la Roquette, dans le 11e arrondissement de Paris. Commanditée par la Ville de Paris, elle visait à approvisionner en eau potable le Faubourg-Saint-Antoine, un quartier densément peuplé et industriel. Alimentée par le canal de l’Ourcq, elle s’inspirait peut-être de la fontaine de la Petite-Halle (18e siècle), mais s’en distinguait par son fronton triangulaire et une statue allégorique représentant l’Ourcq. Ses plans sont attribués à un certain Molinos, architecte dont l’identité reste floue.
La fontaine se présente comme un édicule en cul-de-four de 3,50 m de large, surmonté d’un fronton de 5 m de haut. Son décor sculpté inclut des palmettes, treize têtes de lion en frise, et un mascaron de bronze crachant autrefois de l’eau. Les armoiries de Paris, encadrées de dauphins, ornent la clef de voûte. Classée monument historique en 1992, elle fut restaurée en 2009 après des dégradations (tags, pollution), mais son état s’est à nouveau détérioré faute d’entretien. Un projet de grilles protectrices, évoqué en cas de nouveaux vandalismes, n’a jamais été réalisé.
Comparable à la fontaine de Joyeuse (rue de Turenne) et à la disparue fontaine Sainte-Eugénie (12e arr.), la fontaine de la Roquette illustre le programme municipal d’adduction d’eau du milieu du XIXe siècle. Son architecture néoclassique, mêlant utilité publique et ornamentation, reflète les préoccupations hygiénistes de l’époque. Aujourd’hui hors service, elle témoigne du patrimoine hydraulique parisien et des défis de sa préservation en milieu urbain.
La demi-coupole intérieure porte l’inscription M·DCCC·XLVI (1846 en chiffres romains), rappelant sa date de construction. Bien que propriété de la Ville de Paris, son abandon actuel contraste avec son rôle historique. Les projets d’aménagement (éclairage, végétation) mentionnés en 2009 n’ont pas abouti, laissant le monument vulnérable aux dégradations répétées.
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