Construction de la fontaine 1713 ou 1719 (≈ 1719)
Date gravée ou citée selon les sources.
1796
Recensement des fontaines riomoises
Recensement des fontaines riomoises 1796 (≈ 1796)
62 fontaines dénombrées par Jean Bonnet.
1865
Percement de la rue Jean-de-Berry
Percement de la rue Jean-de-Berry 1865 (≈ 1865)
Disparition du Refuge, conservation de la fontaine.
9 février 1927
Classement monument historique
Classement monument historique 9 février 1927 (≈ 1927)
Inscription à l’inventaire des MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fontaine du Refuge : inscription par arrêté du 9 février 1927
Personnages clés
Jean Bonnet - Père mariste
Recense 62 fontaines en 1796.
Sœurs tutrices (non nommées) - Gérante du Refuge
Encadraient les femmes accueillies.
Origine et histoire
La fontaine du Refuge, construite en 1713 (ou 1719 selon les sources), est un rare témoignage architectural du Refuge de Riom, un établissement destiné à l’accueil et à la réhabilitation des femmes accusées de prostitution ou de « débauche ». Cet édifice, aujourd’hui disparu, était géré par des sœurs tutrices qui encadraient les pensionnaires : certaines y étaient placées par décision judiciaire, d’autres de manière volontaire, souvent à la demande de leurs familles. Les femmes y subissaient d’abord un isolement, suivi d’un rasage symbolique avant leur « conversion ». La fontaine, unique vestige de ce lieu, est intégrée à une façade de style classique Louis XIV, ornée de pilastres doriques et d’un fronton triangulaire.
L’inscription latine gravée sur l’entablement, « ESCA FAMI MORBISQUE SALUS SITIENTIBUS UNDA / SUNT QUAE DAT CHRISTI MUNERA VERA DOMUS », se traduit par « Nourriture pour ceux qui ont faim, santé pour les malades, breuvage pour ceux qui ont soif / Tels sont les biens que donne la vraie maison du Christ ». Ce texte reflète la vocation caritative et morale de l’institution, liée à l’Église. La rue Jean-de-Berry, où se dresse la fontaine, a été percée en 1865 à l’emplacement de l’ancien Refuge, effaçant ainsi la plupart de ses traces.
Classée monument historique en 1927, la fontaine illustre l’histoire sociale et religieuse de Riom au XVIIIe siècle. Son style architectural, sobre et équilibré, typique de l’époque, contraste avec son passé lié à la répression de la prostitution. Les archives mentionnent qu’en 1796, le père mariste Jean Bonnet recense 62 fontaines à Riom, soulignant l’importance de ces ouvrages dans la vie quotidienne et symbolique de la ville. Aujourd’hui, la fontaine du Refuge reste un symbole ambigu, mêlant patrimoine artistique et mémoire des marginalisées.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis