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Ancienne abbaye dans le Calvados

Calvados

Ancienne abbaye

    4 Ter Rue de l'Église
    14170 Saint-Pierre-en-Auge
Ancienne abbaye
Ancienne abbaye
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Ancienne abbaye
Ancienne abbaye
Crédit photo : Laurent Hosansky Goéland - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1046
Fondation bénédictine
1er mai 1067
Consécration de l'église
1106
Incendie de l'abbatiale
1280
Accord avec Philippe le Hardi
1470
Mise en commende
1562
Pillage par les protestants
1667
Reconstruction classique
1790
Morcellement révolutionnaire
1987
Ouverture du musée fromager
2006
Classement des conventuels
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église abbatiale (cad. AE 111) : classement par liste de 1862 - La salle capitulaire (cad. AE 136) : classement par arrêté du 6 janvier 1904 - Les façades et les toitures des bâtiments conventuels ainsi que la galerie du cloître subsistante situées 17, 19, 23, 23bis, rue Saint-Benoît (cad. AE 135, 136, 139, 153 à 155, 341) : classement par arrêté du 22 février 1978 - Les bâtiments conventuels en totalité, y compris les caves, à l'exclusion des n°s 6bis, rue de l'Eglise et 19, 29, 31, 31bis, rue Saint-Benoît ; le sol du cloître (cad. AE 129 -7, rue Saint-Benoît-, 130 -9, rue Saint-Benoît-, 131 -11, rue Saint-Benoît-, 132 -13, rue Saint-Benoît-, 133 -15, rue Saint-Benoît-, 134 -17, rue Saint-Benoît-, 136 -3, rue Saint-Benoît-, 137 -23bis, rue Saint-Benoît-, 138 -21, rue Saint-Benoît-, 139 -23, rue Saint-Benoît-, 140 -25, rue Saint-Benoît-, 141 -27, rue Saint-Benoît-, 144 -31bis, rue Saint-Benoît-, 146 -33, rue Saint-Benoît-, 147 -16, rue de l'Eglise-, 148 -14, rue de l'Eglise-, 149 -12, rue de l'Eglise-, 150 -10, rue de l'Eglise-, 151 -8, rue de l'Eglise-, 418 -rue Saint-Benoît-, 473 -23bis, rue Saint-Benoît-) : classement par arrêté du 31 janvier 2006 - Les bâtiments conventuels sis 6 et 6bis, rue de l'Eglise, en totalité, y compris les caves (cad. AE 157 -6, rue de l'Eglise-, 342 -6bis, rue de l'Eglise-) : classement par arrêté du 4 septembre 2006 ; Les parties suivantes de l'abbaye de Saint-Pierre-sur-Dives : les bâtiments conventuels situés 29, 31, 31bis rue Saint Benoît en totalité, l'assiette foncière du passage sud-est, le sol du cloître situé sur la parcelle 142, tels que délimités sur le plan annexé, situés 23bis, 29, 31, 31bis rue Saint-Benoît, sur les parcelles numéros 142, 145, 419, 531, figurant au cadastre section AE : inscription par arrêté du 20 novembre 2021

Personnages clés

Lesceline - Fondatrice de l'abbaye Veuve du comte Guillaume d’Eu, enterrée sur place.
Guillaume le Conquérant - Duc de Normandie et roi d’Angleterre Présent à la consécration de 1067.
Ainard - Premier abbé bénédictin Dirigea la communauté après 1046.
Abbé Haimon - Abbé reconstructeur Acheva l’église au XIIe siècle.
Jacques de Silly - Abbé du XVIe siècle Reconstruit l’église et ajoutait des stalles.
Abbé Georges Dunot - Abbé mauriste Rattacha l’abbaye à Saint-Maur en 1666.

Origine et histoire

L'abbaye Notre-Dame de Saint-Pierre-sur-Dives, située dans l'actuelle commune de Saint-Pierre-en-Auge (Calvados, Normandie), est un ancien monastère bénédictin fondé au XIe siècle par la comtesse Lesceline, veuve du comte Guillaume d’Eu. Ce site, l’un des plus complets de l’architecture monastique normande, fut initialement occupé par des religieuses bénédictines avant d’accueillir des moines de Jumièges en 1046. La première église, consacrée en 1067 en présence de Guillaume le Conquérant, fut reconstruite après un incendie en 1106. Lesceline, enterrée dans l’abbatiale, plaça l’établissement sous la protection du duc de Normandie.

Au XIIIe siècle, l’abbaye se développe grâce à des accords avec la couronne, comme celui de 1280 avec Philippe le Hardi, lui octroyant des droits judiciaires. Les moines y bâtissent une halle pour des foires, rivalisant avec les seigneurs locaux comme ceux de Tancarville. Après des conflits prolongés, un accord est trouvé en 1337 sous l’abbé Jean. L’abbaye, mise en commende en 1470, subit des pillages par les protestants en 1562. Au XVIIe siècle, les mauristes reconstruisent les bâtiments conventuels et le cloître dans un style classique, malgré des destructions partielles au siècle suivant.

La Révolution française morcelle les lieux, transformant les bâtiments en habitations privées. Au XXe siècle, une partie est restaurée pour accueillir un musée des techniques fromagères, une bibliothèque et l’office de tourisme. Aujourd’hui, l’abbatiale, le cloître (partiellement reconstruit), et la salle capitulaire gothique du XIIIe siècle se visitent. L’église, classée dès 1862, conserve des stalles du XVIe siècle, un pavement médiéval restauré, et des vitraux modernes racontant l’histoire locale. Les bâtiments conventuels, classés en 2006, témoignent encore des vestiges gothiques du XIIIe siècle.

L’abbaye possédait un vaste temporel, incluant des terres, des moulins, et des droits sur des églises locales (comme Saint-Georges-en-Auge ou Mittois). Son organisation spatiale, visible sur des plans anciens, séparait les zones de culte, d’accueil, et de vie monastique. La tour Saint-Michel (XIIe siècle), utilisée comme pigeonnier, et la tour-lanterne (XIe siècle) sont des éléments architecturaux marquants. Les armoiries de l’abbaye, d’azur à trois fleurs de lys et un lambel de gueules, symbolisent son statut comtal.

Les protections aux monuments historiques couvrent l’église (1862), la salle capitulaire (1904), les façades des bâtiments conventuels (1978), et leur totalité (2006). Un jardin conservatoire et des expositions permanentes, comme celle sur les techniques fromagères, animent aujourd’hui ce patrimoine. Les fouilles et restaurations récentes (comme celle du pavement du chœur en 1999) révèlent l’importance artistique et historique du site, lié à des figures comme l’abbé Jacques de Silly (XVIe siècle) ou l’abbé Haimon (XIIe siècle).

Liens externes