Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Ancien château de Drugy dans la Somme

Somme

Ancien château de Drugy


    Saint-Riquier

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
800
900
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
831
Première mention de la seigneurie
1217
Premier château mentionné
1272
Fortification sous Gilles de Marchemont
1430
Détention de Jeanne d'Arc
1457-1465
Reconstruction par Pierre Le Prestre
1475
Incendie ordonné par Louis XI
1709
Démantèlement du château
1766
Date inscrite sur la grange
1943
Protection des vestiges
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Inscrit MH

Personnages clés

Jeanne d'Arc - Prisonnière célèbre Détenue dans le château en 1430
Gilles de Marchemont - Abbé de Saint-Riquier Ordonna les fortifications en 1272
Philippe du Fossé - Abbé de Saint-Riquier Fit réparer le château en 1361
Pierre Le Prestre - Abbé de Saint-Riquier Reconstruisit le château (1457-1465)
Louis XI - Roi de France Ordonna l’incendie en 1475
Hugues Caillerel - Ancien abbé de Saint-Riquier Mourut au château en 1462

Origine et histoire

L’ancien château de Drugy, aujourd’hui transformé en exploitation agricole, se dresse sur la commune de Saint-Riquier, dans le département de la Somme. Son origine remonte au moins au IXe siècle, lorsque Drugy, hameau proche, abritait une seigneurie dépendante de l’abbaye de Saint-Riquier. Un premier château est mentionné en 1217, mais c’est en 1272, sous l’abbatiat de Gilles de Marchemont, que des travaux de fortification majeurs furent entrepris. Les réparations se poursuivirent en 1361 sous l’abbé Philippe du Fossé, avant que le site ne devienne un lieu de détention célèbre en 1430, lorsque Jeanne d’Arc y fut emprisonnée.

La Guerre de Cent Ans laissa l’édifice en ruines, poussant l’abbé Pierre Le Prestre à le reconstruire entre 1457 et 1465. Cependant, en 1475, le roi Louis XI ordonna l’incendie du château et de l’abbaye de Saint-Riquier. Malgré cette destruction, le site resta occupé jusqu’à son démantèlement en 1709. Au XVIIIe siècle, une partie des bâtiments fut réaménagée en ferme, conservant le plan polygonal de l’ancienne forteresse. La grange, datée de 1766 par ses fers d’ancrage, et la salle voûtée dite « cachot de Jeanne d’Arc » — protégée depuis 1943 — sont les derniers témoignages visibles de ce passé.

Architecturalement, le château médiéval se composait d’une grosse tour et de huit tourelles. Aujourd’hui, il n’en subsiste qu’une salle voûtée d’ogives et une fenêtre en tiers point, intégrées aux bâtiments agricoles. La salle où Jeanne d’Arc fut détenue, couverte de tuiles plates, reste un lieu chargé d’histoire. Les vestiges de la tour du cachot, classés monuments historiques, rappellent l’importance stratégique et symbolique de ce site, lié à la fois à la seigneurie locale et aux conflits nationaux.

Liens externes