Achat de la maison Picon 1699 (≈ 1699)
Acquisition du terrain pour l’hôpital futur.
1714
Début des travaux
Début des travaux 1714 (≈ 1714)
Construction de l’aile de la chapelle.
1717
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux 1717 (≈ 1717)
Fin de la construction initiale.
1792
Départ des religieuses
Départ des religieuses 1792 (≈ 1792)
Perte des revenus de l’hôpital.
1833
Travaux d’amélioration
Travaux d’amélioration 1833 (≈ 1833)
Modifications par l’architecte Cazal.
1962
Désaffectation
Désaffectation 1962 (≈ 1962)
Fermeture définitive de l’hôpital.
8 juillet 2009
Classement monument historique
Classement monument historique 8 juillet 2009 (≈ 2009)
Inscription à l’inventaire des MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien hôpital en totalité, avec son enclos et ses murs de clôture (cad. A 431, 1449) : inscription par arrêté du 8 juillet 2009
Personnages clés
Marquise de Portes - Mécène
Finança la construction de l’hôpital.
Guillaume Rollin - Architecte
Conçut les plans initiaux.
Architecte Cazal - Rénovateur
Modifia l’hôpital en 1833.
Origine et histoire
L’ancien hôpital de Rivières, situé dans le village de Rivières (anciennement Rivières-de-Theyrargues) dans le Gard, fut édifié au premier quart du XVIIIe siècle. Il illustre le modèle des petits hôpitaux ruraux créés sous l’impulsion de Louis XIV, alors que les hôpitaux généraux se développaient dans les grandes villes. Son architecture, conçue par Guillaume Rollin, reflète une organisation typique : une cour centrale, des ailes en retour, et une chapelle intégrée pour les malades et les religieuses.
La construction débuta en 1714 par l’aile de la chapelle, grâce au mécénat de la marquise de Portes, vicomtesse de Theyrargues. Bien que la chapelle ait subi des transformations au XIXe siècle, l’ensemble conserve aujourd’hui la plupart de ses dispositions d’origine. L’hôpital, désaffecté en 1962, fut inscrit aux monuments historiques en 2009, mais son état de ruine en 2012 soulignait l’urgence de sa préservation.
À l’origine, l’hôpital occupait une maison achetée en 1699 (la maison Picon), réaménagée pour inclure une chapelle centrale et des salles de malades de part et d’autre. Les religieuses quittèrent les lieux en 1792, et l’établissement perdit ses revenus avant de reprendre progressivement ses activités. Au XIXe siècle, des écoles furent installées dans la partie nord, et des travaux menés en 1833 par l’architecte Cazal modifièrent partiellement son aspect.
L’édifice se compose d’un corps de logis principal à un étage, avec une porte encadrée de pilastres et une corniche curviligne. À l’intérieur, un couloir relie l’ancienne maison et dessert les pièces ouvrant sur le jardin. Malgré son abandon, l’hôpital reste un témoignage architectural et historique majeur de l’assistance médicale rurale en Occitanie.