Fondation clunisienne 1061 (≈ 1061)
Création du prieuré par l’ordre de Cluny.
1152
Première mention écrite
Première mention écrite 1152 (≈ 1152)
Attestation dans un cartulaire de Longpont.
XIVe–XVe siècles
Chapelle funéraire et nef élargie
Chapelle funéraire et nef élargie XIVe–XVe siècles (≈ 1550)
Ajouts architecturaux majeurs au nord.
1789
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1789 (≈ 1789)
Abandon post-Révolution et ruine progressive.
1843
Acquisition par Langlois
Acquisition par Langlois 1843 (≈ 1843)
Sauvegarde des vestiges en ruine romantique.
4 août 1970
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 4 août 1970 (≈ 1970)
Protection officielle du clocher et du chœur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher, choeur, ruines de la nef de l'église (cad. AE 41) : classement par arrêté du 4 août 1970
Personnages clés
Jean-Charles Langlois - Propriétaire et sauveur
Achète les ruines en 1843.
Arcisse de Caumont - Historien local
Signale l’ossuaire au XIXe siècle.
François Delahaye - Archéologue (INRAP)
Dirige l’étude 2010–2011 sur le bâti.
Origine et histoire
L’ancien prieuré de Saint-Arnoult, aussi appelé prieuré de Saint-Arnoul-sur-Touque, est un monument religieux majeur du Calvados, daté entre les XIe et XVIIe siècles. Fondé en 1061 par l’ordre de Cluny et dépendant de l’abbaye Notre-Dame de Longpont, il est attesté dès 1152 dans un cartulaire. Le site, situé sur la rive gauche de la Touques, inclut une chapelle priorale romane et une église paroissiale préexistante, probablement dès le Xe siècle. Son architecture complexe, avec une crypte à voûte en berceau surbaissée (rare en Normandie) et des murs en opus spicatum, reflète des aménagements successifs aux XIIe, XIIIe, XVe et XVIIe siècles.
Le prieuré connait plusieurs phases de transformation : la tour du clocher, initiale au Xe siècle, est surélevée aux XIIe–XIIIe siècles, tandis qu’une chapelle funéraire est ajoutée au nord aux XIVe–XVe siècles. La nef est élargie au XVe, et un porche ouest est créé aux XVIIe–XVIIIe siècles. Abandonné après la Révolution, l’édifice, déjà dégradé au XVIIIe siècle, est vendu comme bien national. En 1843, Jean-Charles Langlois acquiert les vestiges, qui deviennent une ruine romantique. La crypte, partiellement masquée par des remblais du XIXe siècle, servait d’ossuaire, comme signalé par Arcisse de Caumont.
Classé Monument Historique en 1970, le prieuré fait l’objet de projets de réhabilitation depuis les années 2000, portés par la municipalité et l’association Les Amis du Prieuré de Saint Arnoul sur Touque. Une étude archéologique (2010–2011) a révélé des peintures murales et des traces d’un incendie au XIIIe siècle. Les sources voisines, dédiées à saint Arnoul et saint Clair, étaient réputées pour leurs vertus thérapeutiques jusqu’aux années 1960. Aujourd’hui, le site allie patrimoine médiéval et enjeux de préservation culturelle.
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