Construction du premier four 1824 (≈ 1824)
Four vertical pour Ferdinand Cadorais, détruit aujourd’hui.
1853
Installation d’une machine à vapeur
Installation d’une machine à vapeur 1853 (≈ 1853)
4 chevaux, modernisée en 1871 (10-12 chevaux).
1850-1866
Extension par Charles de La Brosse-Flavigny
Extension par Charles de La Brosse-Flavigny 1850-1866 (≈ 1858)
Trois fours supplémentaires et bâtiments annexes.
1889
Apogée sous la Société des Fours
Apogée sous la Société des Fours 1889 (≈ 1889)
Production maximale avant déclin.
1911
Faillite de la société exploitante
Faillite de la société exploitante 1911 (≈ 1911)
Arrêt définitif en 1913.
25 mars 1980
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 25 mars 1980 (≈ 1980)
Protection des fours et de la rampe.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fours à chaux de la Veurière et rampe d'accès (cad. B 411) : inscription par arrêté du 25 mars 1980
Personnages clés
Ferdinand Cadorais - Commanditaire du premier four
Propriétaire initial en 1824.
Charles de La Brosse-Flavigny - Industriel et modernisateur
A construit trois fours (1850-1866).
Origine et histoire
Les fours à chaux de la Veurière, situés à Angrie en Maine-et-Loire, constituent un ensemble industriel daté du 2e quart du XIXe siècle. Le premier four, construit en 1824 pour Ferdinand Cadorais, était un four vertical de petites dimensions, chauffé au charbon de terre, destiné à produire de la chaux pour l’agriculture et la construction. Ce four initial, aujourd’hui détruit, ne subsiste plus que par une partie de sa rampe d’accès. L’activité s’est développée sous l’impulsion de Charles de La Brosse-Flavigny, qui fit ériger trois fours supplémentaires entre 1850 et 1889, intégrés dans deux massifs maçonnés reliés par une longue rampe en moellons de schiste. Ces structures, hautes de 10 à 15 mètres, fonctionnaient en cuisson continue grâce à des wagonnets et une machinerie à vapeur installée en 1853, puis modernisée en 1871.
L’usine, qui employait des ouvriers logés sur place, atteignit une production de 18 500 hectolitres de chaux à la fin du XIXe siècle. Le charbon provenait de Montrelais (Loire-Atlantique), et les fours, dotés d’un système de déchargement tridirectionnel, étaient conçus pour résister à la dilation thermique grâce à des contreforts. En 1889, le site appartenait à la Société des Fours à chaux de la Veurrière, qui gérait aussi d’autres usines locales. Cependant, la société fit faillite en 1911, et la production cessa définitivement en 1913. Les fours, inscrits aux monuments historiques en 1980, sont aujourd’hui un témoignage rare de l’industrie chaufournière en Anjou, avec leurs massifs en granit et schiste rouge, leurs baies en plein cintre et leur rampe d’accès caractéristique.
Le site comprend également des bâtiments annexes : un logis patronal, des logements ouvriers, des entrepôts et une étable, tous adossés à la rampe ou situés près des carrières. La machine à vapeur, initialement de 4 chevaux puis portée à 10-12 chevaux, servait à l’extraction et à l’exhaure, remplaçant un ancien manège à chevaux. Les archives cadastrales (1832, 1853, 1953) attestent de l’évolution du site, marqué par un déplacement des installations vers l’ouest au 3e quart du XIXe siècle. Les fours, d’une capacité d’environ 80 m3 chacun, illustrent une technologie industrielle typique de leur époque, combinant innovation mécanique et savoir-faire artisanal.
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