Défaite française et origine du projet 1870-1871 (≈ 1871)
Traumatisme menant au système Séré de Rivières.
1877-1881
Construction du fort
Construction du fort 1877-1881 (≈ 1879)
Intégré à la ceinture défensive de Dijon.
1887
Renommage en fort Fauconnet
Renommage en fort Fauconnet 1887 (≈ 1887)
Hommage éphémère au colonel Fauconnet.
1940-1944
Réutilisation pendant l'Occupation
Réutilisation pendant l'Occupation 1940-1944 (≈ 1942)
Batteries DCA pour la base aérienne.
17 mars 2006
Classement monument historique
Classement monument historique 17 mars 2006 (≈ 2006)
Protection officielle du site.
décembre 2024
Vente à un particulier
Vente à un particulier décembre 2024 (≈ 2024)
Acquisition pour 245 000 euros.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le fort (cad. Fénay ZB 1 ; Longvic BY 127) : inscription par arrêté du 17 mars 2006
Personnages clés
Adrien Fauconnet - Colonel de gendarmerie
Défendit Dijon en 1870, éponyme temporaire.
Jean-Victor Poncelet - Général et mathématicien
Inventeur du pont-levis présent.
Gustav von Beyer - Général badois
Attaqua Dijon en 1870.
Origine et histoire
Le fort de Beauregard s’inscrit dans le système Séré de Rivières, un réseau de fortifications érigé après la défaite française de 1870-1871 pour sécuriser les frontières. Bâti entre 1877 et 1881 près de Dijon, il fait partie d’une ceinture de neuf forts et réduits entourant la ville, avec des ouvrages comme la Motte-Giron ou Hauteville. Son emplacement reprend celui d’une ancienne fortification visible sur des cartes du XIXe siècle, à proximité d’une ferme attestée dès le XVIIe siècle. Désigné brièvement fort Fauconnet en 1887 en hommage au colonel Adrien Fauconnet, héros de la défense de Dijon en 1870, il perd cette appellation après le ministère Boulanger.
Pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918), le fort reste inutilisé, mais il est réactivé sous l’Occupation (1940-1944) comme poste de défense antiaérienne pour la base aérienne de Longvic. Quatre cuves pour canons de 75 DCA y sont alors aménagées. Désaffecté en 1984, il est envahi par la végétation avant d’être racheté par la commune de Fénay en 2003, qui entreprend des travaux de restauration. Classé monument historique en 2006, il ouvre exceptionnellement lors des Journées du Patrimoine. En décembre 2024, le fort est vendu à un particulier pour 245 000 euros.
Architecturalement, le fort suit le modèle 1874 : un plan rectangulaire à angles rentrants, protégé par un fossé de six mètres franchissable via un pont-levis « à la Poncelet », système rare en Bourgogne. Ce mécanisme innovant, inventé par le général Jean-Victor Poncelet en 1820, remplace les ponts-levis médiévaux par un système de contrepoids articulés. Le fort abrite deux magasins à poudre (30-40 tonnes) et une caponnière double pour défendre les fossés sud et ouest. Une tour de guet métallique « modèle 1947 » offre aujourd’hui une vue panoramique sur les alentours.
Le site attire aussi l’attention internationale : en 2010, la chaîne japonaise NHK y tourne des scènes d’un téléfilm sur la guerre russo-japonaise, séduite par son état de conservation. Malgré sa vente récente, le fort reste un témoignage majeur de l’histoire militaire française et de l’ingénierie défensive du XIXe siècle.
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