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Fort de Beauregard à Fénay en Côte-d'or

Patrimoine classé
Patrimoine militaire
Fort
Patrimoine défensif

Fort de Beauregard

    Rue de Beauregard
    21600 Longvic
Propriété de la commune
Fort de Beauregard
Fort de Beauregard
Fort de Beauregard
Fort de Beauregard
Fort de Beauregard
Fort de Beauregard
Fort de Beauregard
Fort de Beauregard
Fort de Beauregard
Fort de Beauregard
Fort de Beauregard
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Fort de Beauregard
Fort de Beauregard
Fort de Beauregard
Fort de Beauregard
Fort de Beauregard
Fort de Beauregard
Fort de Beauregard
Fort de Beauregard
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Fort de Beauregard
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Fort de Beauregard
Fort de Beauregard
Fort de Beauregard
Fort de Beauregard
Fort de Beauregard
Fort de Beauregard
Fort de Beauregard
Crédit photo : Christophe.Finot - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1870-1871
Défaite française et origine du projet
1877-1881
Construction du fort
1887
Renommage en fort Fauconnet
1940-1944
Réutilisation pendant l'Occupation
17 mars 2006
Classement monument historique
décembre 2024
Vente à un particulier
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le fort (cad. Fénay ZB 1 ; Longvic BY 127) : inscription par arrêté du 17 mars 2006

Personnages clés

Adrien Fauconnet - Colonel de gendarmerie Défendit Dijon en 1870, éponyme temporaire.
Jean-Victor Poncelet - Général et mathématicien Inventeur du pont-levis présent.
Gustav von Beyer - Général badois Attaqua Dijon en 1870.

Origine et histoire

Le fort de Beauregard s’inscrit dans le système Séré de Rivières, un réseau de fortifications érigé après la défaite française de 1870-1871 pour sécuriser les frontières. Bâti entre 1877 et 1881 près de Dijon, il fait partie d’une ceinture de neuf forts et réduits entourant la ville, avec des ouvrages comme la Motte-Giron ou Hauteville. Son emplacement reprend celui d’une ancienne fortification visible sur des cartes du XIXe siècle, à proximité d’une ferme attestée dès le XVIIe siècle. Désigné brièvement fort Fauconnet en 1887 en hommage au colonel Adrien Fauconnet, héros de la défense de Dijon en 1870, il perd cette appellation après le ministère Boulanger.

Pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918), le fort reste inutilisé, mais il est réactivé sous l’Occupation (1940-1944) comme poste de défense antiaérienne pour la base aérienne de Longvic. Quatre cuves pour canons de 75 DCA y sont alors aménagées. Désaffecté en 1984, il est envahi par la végétation avant d’être racheté par la commune de Fénay en 2003, qui entreprend des travaux de restauration. Classé monument historique en 2006, il ouvre exceptionnellement lors des Journées du Patrimoine. En décembre 2024, le fort est vendu à un particulier pour 245 000 euros.

Architecturalement, le fort suit le modèle 1874 : un plan rectangulaire à angles rentrants, protégé par un fossé de six mètres franchissable via un pont-levis « à la Poncelet », système rare en Bourgogne. Ce mécanisme innovant, inventé par le général Jean-Victor Poncelet en 1820, remplace les ponts-levis médiévaux par un système de contrepoids articulés. Le fort abrite deux magasins à poudre (30-40 tonnes) et une caponnière double pour défendre les fossés sud et ouest. Une tour de guet métallique « modèle 1947 » offre aujourd’hui une vue panoramique sur les alentours.

Le site attire aussi l’attention internationale : en 2010, la chaîne japonaise NHK y tourne des scènes d’un téléfilm sur la guerre russo-japonaise, séduite par son état de conservation. Malgré sa vente récente, le fort reste un témoignage majeur de l’histoire militaire française et de l’ingénierie défensive du XIXe siècle.

Liens externes