Frise chronologique
1841–1846
Construction du fort
Construction du fort
1841–1846 (≈ 1844)
Sous Louis-Philippe, plans de Haxo.
Après 1870
Modifications post-guerre
Modifications post-guerre
Après 1870 (≈ 1870)
Renforcement pour défendre Paris.
1946
Installation de l'ECPAD
Installation de l'ECPAD
1946 (≈ 1946)
Occupation par la Défense.
6 juillet 1962
Exécution de Degueldre
Exécution de Degueldre
6 juillet 1962 (≈ 1962)
Dernier fusillé pour l'OAS (Château-Royal).
11 mars 1963
Exécution de Bastien-Thiry
Exécution de Bastien-Thiry
11 mars 1963 (≈ 1963)
Attentat contre de Gaulle, dernier fusillé.
1991
Classement des jardins
Classement des jardins
1991 (≈ 1991)
Espace naturel sensible (Val-de-Marne).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| François Nicolas Benoît Haxo - Ingénieur militaire |
Auteur des plans du fort. |
| Roger Degueldre - Officier de l'OAS |
Fusillé en 1962 au fort. |
| Jean-Marie Bastien-Thiry - Officier et attentateur |
Fusillé en 1963, dernier en France. |
Origine et histoire
Le fort d'Ivry fait partie des seize forts détachés de l'enceinte de Thiers, conçue pour défendre Paris au XIXe siècle. Situé à 3,9 km au sud du mur d'octroi, sur le plateau d'Ivry entre les vallées de la Bièvre et de la Seine, il fut édifié de 1841 à 1846 sous Louis-Philippe. Ses plans furent dessinés par l'ingénieur militaire François Nicolas Benoît Haxo, et sa superficie intérieure atteint 0,10 km2. Après la guerre de 1870, des modifications y furent apportées pour renforcer la défense de la capitale.
Au XXe siècle, le fort devint un lieu d'exécution pour des condamnés à mort liés à l'OAS. En 1962 et 1963, deux officiers y furent fusillés : Roger Degueldre (pour l'assassinat de Château-Royal) et Jean-Marie Bastien-Thiry (pour ses tentatives contre Charles de Gaulle). Ces exécutions marquèrent la fin des fusillades en France, faisant du fort un symbole de cette période trouble.
Depuis 1946, le fort appartient au ministère de la Défense et abrite l'Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD). Ses fossés, transformés en 250 jardins ouvriers sur 7,5 hectares, sont gérés par une association locale. Classés espace naturel sensible par le Val-de-Marne en 1991, ces jardins illustrent la reconversion patrimoniale du site, mêlant histoire militaire et usage civique.