Construction du premier fortin 1635-1640 (≈ 1638)
Ordre de Richelieu contre les Espagnols
1793
Destruction par les Anglais
Destruction par les Anglais 1793 (≈ 1793)
Premier fort détruit pendant les guerres
1847
Reprise des travaux
Reprise des travaux 1847 (≈ 1847)
Projet relancé après 33 ans d’arrêt
1876
Achèvement du fort
Achèvement du fort 1876 (≈ 1876)
Fin des travaux après 60 ans
fin XVIIIe siècle
Début construction fort actuel
Début construction fort actuel fin XVIIIe siècle (≈ 1895)
Remplacement du fort détruit, interrompu en 1814
août 1944
Bombardements alliés
Bombardements alliés août 1944 (≈ 1944)
Dégâts lors du débarquement de Provence
1989
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1989 (≈ 1989)
Protection par arrêté du 20 janvier
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fort de l'Eminence (cad. J 913) : inscription par arrêté du 20 janvier 1989
Personnages clés
Cardinal de Richelieu - Commanditaire initial
Ordonna la construction du premier fortin (1635)
Origine et histoire
Le fort de l'Éminence remplace un premier fort détruit en 1793 par les Anglais, construit vers 1635-1640 sur ordre de Richelieu pour contrer la menace espagnole. Ce système défensif initial comprenait aussi les forts de l'Estissac, du Moulin et de Port-Man. Les travaux du fort actuel, débutés à la fin du XVIIIe siècle, furent interrompus en 1814 avant d’être achevés en 1876, après des reprises en 1847.
Le fort adopte un plan pentagonal bastionné, avec une enceinte en escarpe entourant une cour centrale, des fossés, et des batteries d’artillerie disposées sur les remparts. Sa caserne casematée, à deux niveaux voûtés, et son magasin à poudre enterré illustrent son rôle défensif majeur. Endommagé lors des bombardements alliés d’août 1944 pendant le débarquement de Provence, il fut dépouillé de son matériel en 1914-1915.
Aujourd’hui géré par la Ligue de l’enseignement du Var, le fort accueille des activités éducatives et associatives. Classé Monument Historique en 1989, il témoigne de l’évolution des stratégies militaires françaises, de l’époque de Richelieu à la Seconde Guerre mondiale. Son altitude (140 m) et sa position centrale en font un point stratégique pour la défense de l’île de Port-Cros.