Chem. du Fort de la Bayarde, 83320 Carqueiranne, France
Frise chronologique
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1878
Début du programme défensif
Début du programme défensif 1878 (≈ 1878)
Lancement des fortifications de la rade de Toulon.
1896
Construction du fort
Construction du fort 1896 (≈ 1896)
Batterie équipée de mortiers de 270 mm.
1988
Cession à la ville
Cession à la ville 1988 (≈ 1988)
Transfert de propriété par la Marine nationale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Capitaine Villecler - Ingénieur militaire
Concepteur du projet du fort.
Origine et histoire
Le fort de La Bayarde, édifié en 1896 près de Carqueiranne, s’inscrit dans le système défensif de la rade de Toulon, conçu pour contrer les débarquements ennemis. Positionné à l’extrémité est du front de mer, il domine la baie avec une vue sur Giens et les îles d’Hyères. Conçu par le capitaine du génie Villecler, il abritait trois mortiers de 270 mm, capables de tirer des projectiles de 200 kg à 6 800 mètres, avec un angle de -7° à +60°.
Propriété de la Marine nationale jusqu’en 1988, le fort fut ensuite cédé à la ville de Carqueiranne. Sa batterie, implantée loin du rivage pour optimiser la trajectoire des tirs verticaux, visait à empêcher le mouillage de navires ennemis dans la partie ouest de la rade de Giens. Les mortiers, modèle 1889 sur affût Vavasseur-Canet, disposaient d’un stock de 225 coups, avec un rythme de tir toutes les quatre minutes.
Aujourd’hui, le site accueille un festival de théâtre en août, mais son accès est restreint en raison de problèmes de sécurité (incendies, voirie, issues de secours). La commission départementale a refusé sa réouverture au public, malgré son potentiel culturel. Deux autres forts voisins, La Gavaresse et La Colle Noire, complètent ce dispositif défensif historique.
Le fort illustre l’évolution des stratégies militaires côtières à la fin du XIXe siècle, combinant innovation technologique (mortiers longue portée) et intégration paysagère. Son abandon par l’armée en 1988 marque la fin de son rôle opérationnel, ouvrant une nouvelle page patrimoniale et culturelle pour Carqueiranne.