Construction du blockhaus 1892-1902 (≈ 1897)
Caserne fortifiée pour 100 hommes.
avant 1914
Occupation permanente
Occupation permanente avant 1914 (≈ 1914)
Jusqu’à la Première Guerre mondiale.
1940
Dernière occupation connue
Dernière occupation connue 1940 (≈ 1940)
73e BAF en juin 1940.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
François Vaillant - Fabricant du fourneau
Fourneau type E (1903) encore présent.
Origine et histoire
Le point d’appui de la Cime de Pelousette était à l’origine une position d’infanterie du secteur fortifié du Dauphiné (ligne Maginot alpine), réutilisant un blockhaus du système Séré de Rivières (fin XIXe siècle). Intégré avant 1939, il surveillait le vallon de Salso Moreno et appuyait le Mont des Fourches, formant un masque défensif nord-est pour les cols de Restefond et des Granges Communes. Occupé en permanence jusqu’en 1914, il ne fut ensuite utilisé qu’épisodiquement par des chasseurs alpins.
Construit entre 1892 et 1902, ce blockhaus monobloc abritait une centaine d’hommes, avec des créneaux de tir, une citerne, et une soute à munitions protégée par un éperon de pierres sèches. Son toit-terrasse, aujourd’hui dégarni de ses murs crénelés, servait de plateforme de tir. À l’intérieur subsistent des chambrées, une cuisine, et un rare fourneau Vaillant type E (1903), témoin de son équipement d’origine. La communication avec les blockhaus voisins (Mont des Fourches, Las Planas) se faisait par télégraphie optique.
En 1940, la position était tenue par un groupe de combat du 73e bataillon Alpin de Forteresse (2e compagnie), mais aucun engagement n’y est attesté, ni en juin 1940 ni en 1945. Abandonné après-guerre, le fort, bien que dégradé, conserve ses volets métalliques et ses charpentes. Son altitude de 2 757 m en fait le deuxième ouvrage fortifié le plus haut de France, après la batterie de Viraysse (2 772 m).
Le site illustre l’adaptation des fortifications Séré de Rivières aux enjeux alpins, combinant héritage du XIXe siècle et intégration dans le dispositif Maginot. Son isolement et son état actuel reflètent le déclin stratégique des hauts postes frontaliers après 1945, malgré leur rôle historique dans la défense des cols alpins.
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