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Fort de la Trinité

Fort de la Trinité

    10 Impasse de L’Abattoir
    97220 La Trinité

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1658
Construction du fortin initial
1713–années 1720
Construction du fort
11 février 1762
Bombardement anglais
1794–1801
Occupation britannique
1809–1816
Seconde occupation anglaise
1er juin 1875
Abandon du fort
31 décembre 1991
Protection des vestiges
2001
Fouilles archéologiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le sol, le sous-sol et les vestiges apparents (cad. V 643) : inscription par arrêté du 31 décembre 1991

Personnages clés

Amiral Rodney - Commandant de la flotte anglaise Dirigea l'attaque de 1762 contre le fort
Général Dundas - Commandant des troupes britanniques Prise du fort en 1794 et 1809
Lieutenant-colonel Bellegarde - Officier français Reprit le fort en 1793 aux colons

Origine et histoire

Le Fort de la Trinité, implanté au point culminant de la presqu'île de la Pointe Sainte-Catherine à La Trinité (Martinique), trouve ses origines dans un fortin construit en 1658 lors de la fondation de la ville. Les vestiges actuels datent principalement des travaux entrepris entre 1713 et les années 1720, avec des réparations en 1746. Le site comprenait alors un magasin d'artillerie, une poudrière, une caserne, une citerne voûtée et des murs d'enceinte, partiellement conservés aujourd'hui.

Le fort joua un rôle stratégique lors des conflits franco-anglais pour le contrôle de la Martinique. Il fut bombardé et occupé par les Britanniques en 1762-1763 sous les ordres de l'amiral Rodney, puis à nouveau en 1794 lors d'un débarquement de 2 000 soldats dirigés par le général Dundas. Rebaptisé fort Dundas après 1809, il resta sous domination anglaise jusqu'en 1816. Un rapport de 1784 mentionne une capacité d'accueil de 80 hommes répartis dans 6 bâtiments.

Au XIXe siècle, le fort fut progressivement désarmé : jugé inutile en 1875, il fut abandonné la même année. En 1853, son armement comprenait encore 3 canons de 30 mm, 3 obusiers de 22 mm et un mortier de 32 mm. Les vestiges, protégés depuis 1991, incluent des soubassements de casernes, un puits cubique et des pans de murs en moellon, partiellement intégrés à des constructions du XXe siècle. Une campagne de fouilles en 2001 a permis de dégager ces vestiges.

Le site, aujourd'hui connu sous le nom de Pointe Sainte-Catherine ou Pointe du Fort, porte les traces des multiples occupations militaires et des reconstructions, notamment celle recommandée en 1788 pour moderniser la batterie. Son histoire reflète les enjeux géopolitiques de la Caraïbe aux XVIIIe et XIXe siècles, entre colonies françaises et ambitions britanniques.

Liens externes

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