Début des travaux 1766 (≈ 1766)
Lancement du programme de fortification par Milet de Monville.
1836-1844
Achèvement du fort
Achèvement du fort 1836-1844 (≈ 1840)
Finalisation avec bastions et mâchicoulis-arcades.
1868-1877
Modernisation et connexion
Modernisation et connexion 1868-1877 (≈ 1873)
Ajout d’une « enveloppe » et liaison défensive.
2021
Classement historique
Classement historique 2021 (≈ 2021)
Inscription au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Nicolas-François Milet de Monville - Ingénieur militaire
Initiateur du programme de fortification en 1766.
Origine et histoire
Le fort Faron est une fortification militaire édifiée sur le versant sud du mont Faron, à Toulon (Var), à 394 mètres d’altitude. Il s’agit d’une redoute pentagonale bastionnée, conçue pour contrôler la rade de Toulon. Sa position stratégique est renforcée par sa connexion avec le fort de la Croix Faron, situé 600 mètres plus haut, via une crémaillère défensive gravissant la pente. Ces deux ouvrages formaient un système cohérent de défense en hauteur, capable d’abriter jusqu’à 200 soldats.
La construction du fort débute en 1766 sous l’impulsion de Nicolas-François Milet de Monville, avec un projet initial prévoyant une redoute casematée et une lunette armée de huit canons. Seule la lunette est achevée à cette époque, tandis que la redoute reste inachevée. Les travaux reprennent en 1836, intégrant des bastions et des mâchicoulis-arcades, et se terminent en 1844 avec la finalisation du fort et des retouches sur la lunette. Entre 1868 et 1877, une « enveloppe » à longue portée est ajoutée, et le fort est relié au fort de la Croix Faron par des fossés défensifs.
Classé au titre des monuments historiques en 2021, le fort Faron illustre l’évolution des techniques militaires françaises entre le XVIIIe et le XIXe siècle. Son architecture combine des éléments de redoute bastionnée et des adaptations ultérieures pour répondre aux besoins défensifs changeants, notamment face aux progrès de l’artillerie. La vue panoramique qu’il offre sur la rade de Toulon en faisait un point clé dans le dispositif de protection du port, l’un des plus stratégiques de la Méditerranée.