Construction du fort Louis 1773 (≈ 1773)
Premier fortin sur le morne Mire.
1805
Rebaptisé fort Napoléon
Rebaptisé fort Napoléon 1805 (≈ 1805)
Destruction par les Anglais la même année.
1844-1867
Reconstruction du fort
Reconstruction du fort 1844-1867 (≈ 1856)
Fortification bastionnée sous Napoléon III.
1889-1890
Fermeture militaire
Fermeture militaire 1889-1890 (≈ 1890)
Départ de la garnison et compagnie.
1997
Classement monument historique
Classement monument historique 1997 (≈ 1997)
Protection officielle du site.
2021
Restauration financée
Restauration financée 2021 (≈ 2021)
600 000 euros via France Relance.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fort (cad. AC 162) : classement par arrêté du 15 décembre 1997
Personnages clés
Napoléon III - Empereur des Français
Commanditaire de la reconstruction (1844-1867).
Paul Valentino - Résistant et député
Interné et évadé pendant la Seconde Guerre.
Laurent Lavall - Architecte
Diagnostic pour la restauration (2021).
Origine et histoire
Le fort Napoléon, situé sur l’île de Terre-de-Haut dans l’archipel des Saintes (Guadeloupe), est une fortification bâtie au XIXe siècle sur les ruines d’un ancien fortin nommé « fort Louis » (1773), rebaptisé en 1805 avant sa destruction par les Anglais. Totalement reconstruit entre 1844 et 1867 sous Napoléon III, il adopte un plan octogonal avec 8 bastions et des murailles de 10 mètres de haut, conçu comme une forteresse bastionnée moderne. Bien qu’il n’ait jamais servi militairement en temps de guerre, il abritera un camp d’internement pendant la Seconde Guerre mondiale sous le régime de Vichy, notamment pour des Français d’origine italienne et libanaise, dont le résistant Paul Valentino, qui s’en évade.
Le fort est édifié sur le morne Mire, à 119 mètres d’altitude, en pierre locale, avec une caserne centrale de trois niveaux pouvant loger 220 hommes. Son architecture inclut un système de récupération d’eau de pluie, des traverse-abris pour l’artillerie, et un pont-levis toujours en place. Après des décennies d’abandon, il est restauré à partir des années 1970 par des associations locales, puis transformé en musée dédié à l’histoire des Saintes et en jardin botanique spécialisé dans les plantes grasses, abritant aussi des iguanes. Classé monument historique en 1997, il bénéficie en 2021 d’un financement de 600 000 euros pour sa restauration dans le cadre du plan « France Relance ».
L’histoire du fort s’inscrit dans les rivalités franco-anglaises aux Antilles : pris par les Anglais en 1759 puis restitué à la France en 1763, l’archipel voit se succéder plusieurs ouvrages défensifs, dont le fort Joséphine sur l’îlet à Cabrit. La bataille navale des Saintes (1782), opposant Français et Anglais, marque aussi son contexte historique. Après la Seconde Guerre mondiale, le fort accueille brièvement une colonie de vacances avant d’être laissé à l’abandon jusqu’à sa réhabilitation culturelle et touristique. Aujourd’hui, il propose des maquettes de la bataille de 1782, des expositions sur la colonisation, et des reconstitutions de techniques de navigation anciennes.
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