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Fortifications de Châtelais à Châtelais en Maine-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Fortification Rempart

Fortifications de Châtelais

  • Le Bourg
  • 49520 Segré-en-Anjou Bleu
Fortifications de Châtelais
Fortifications de Châtelais
Fortifications de Châtelais
Fortifications de Châtelais
Fortifications de Châtelais
Fortifications de Châtelais
Fortifications de Châtelais
Fortifications de Châtelais
Fortifications de Châtelais
Fortifications de Châtelais
Fortifications de Châtelais
Fortifications de Châtelais
Fortifications de Châtelais
Crédit photo : mamounette49 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée ; propriété de la commune
5338 Route de Craon (Châtelais) 49520 Segré-en-Anjou Bleu

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Construction de l'enceinte
1423
Destruction par les Anglais
XVIe siècle (fin)
Ruines lors des Guerres de religion
XIXe siècle (2e moitié)
Destruction de la porte Craonnaise
1964
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Porte guerchoise ; vestiges d'une tour carrée ; courtines qui la joignent ainsi qu'une ancienne tour ronde au Nord de la tour carrée, transformées en jardins (cad. C 464, 465bis ; B 1241p) : inscription par arrêté du 9 décembre 1964

Personnages clés

Jean II d'Alençon - Seigneur de Pouancé Vend Châtelais pour payer sa rançon.
Louis de Rohan - Acquéreur de la seigneurie Rachète Châtelais à Jean d’Alençon.
William Poole - Chef militaire anglais Détruit l’enceinte en 1423.

Origine et histoire des fortifications

Les fortifications de Châtelais, situées dans le département de Maine-et-Loire, forment un ensemble défensif médiéval dont les vestiges datent principalement du XIIIe siècle. À cette époque, la paroisse dépendait de la baronnie de Pouancé, un territoire stratégique à la frontière entre l’Anjou et la Bretagne. L’enceinte, doublée d’un château aujourd’hui disparu, surplombait la rivière l’Oudon et était percée d’au moins trois portes : la porte Guerchoise (ouest), la porte Craonnaise (est) et la poterne Saint-Michel. Ces fortifications reflétaient une architecture militaire archaïque, marquée par l’absence d’ouvertures de tir et des systèmes de défense simples, comme des vantaux en bois.

En 1423, pendant la guerre de Cent Ans, le bourg de Châtelais fut attaqué par les troupes anglaises de William Poole, qui détruisirent une grande partie de l’enceinte et probablement le château. Les vestiges subirent de nouveaux dommages lors des Guerres de religion, à la fin du XVIe siècle, réduisant l’ensemble à quelques éléments visibles aujourd’hui. La porte Craonnaise, déjà très dégradée, fut définitivement détruite au XIXe siècle. Seuls trois vestiges subsistent : la porte Guerchoise (tour-porte rectangulaire avec escalier d’accès), un pan de courtine avec une tour carrée et les fondations d’une tour ronde, tous construits en tuffeau et schiste.

Les fortifications de Châtelais illustrent les enjeux géopolitiques de la région, située sur une ligne de conflit entre l’Anjou et la Bretagne. La terre, initialement propriété de Jean II d’Alençon (seigneur de Pouancé), fut vendue à Louis de Rohan pour financer sa rançon après sa capture par les Anglais. Le site, inscrit aux monuments historiques en 1964, témoigne aussi des techniques de défense médiévales, avec des massifs pleins et des passages étroits conçus pour ralentir les assaillants. Aujourd’hui, les vestiges, partiellement privés, offrent un aperçu limité mais précieux de cette place forte disparue.

Liens externes

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