Frise chronologique
1323
Première mention des besoins défensifs
Première mention des besoins défensifs
1323 (≈ 1323)
Procès-verbal du comte de Provence
1356–1380
Renforcement des fortifications
Renforcement des fortifications
1356–1380 (≈ 1368)
Tours circulaires et tour ronde ajoutées
1516
Représentation artistique
Représentation artistique
1516 (≈ 1516)
Retable de Louis Bréa montrant la porte
1520–1537
Construction du premier bastion
Construction du premier bastion
1520–1537 (≈ 1529)
Avant le siège de 1543
1705
Siège de Nice par la Feuillade
Siège de Nice par la Feuillade
1705 (≈ 1705)
Démolition ordonnée par Louis XIV
2012
Classement monument historique
Classement monument historique
2012 (≈ 2012)
Protection des vestiges exhumés
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'intégralité des vestiges construits correspondant aux fortifications médiévales et modernes de la porte Pairolière situées dans l'emprise de la crypte archéologique sise sous le boulevard Jean-Jaurès et la place Garibaldi (domaine public communal, non cadastré et domaine public communal, KO 343, 344), pour une superficie totale de 2000 mètres carrés, délimitée par les parois qui définissent l'emprise de la fouille telle que délimitée en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 13 mars 2012
Personnages clés
| Comte de Provence - Commanditaire des premières inspections |
Procès-verbal de 1323 sur les défenses |
| Louis Bréa - Peintre niçois |
A représenté la porte vers 1516 |
| Andrea Bergante de Verrua - Architecte militaire |
Travaux au château de Nice (1517–1520) |
| Maréchal de la Feuillade - Commandant français |
Ordonna la démolition en 1706 |
| Ercole Negro - Ingénieur militaire |
Plans des bastions (fin XVIe s.) |
Origine et histoire
Les fortifications de la porte Pairolière faisaient partie du système défensif de la ville basse de Nice, mentionné pour la première fois en 1359. Avant cette date, un procès-verbal de 1323 commandé par le comte de Provence notait déjà la nécessité d’une «bonne porte» près du couvent des Augustins, suggérant une tour carrée préexistante (fin XIIIe–début XIVe siècle). Quatre portes structuraient alors la ville basse : Marine (ou Gabelle), Saint-Éloi, du Pont, et Pairolière – cette dernière tirant son nom des pairoliers (chaudronniers) de la rue adjacente. Entre 1356 et 1380, les fortifications furent renforcées avec des tours circulaires et une tour ronde près des couvents dominicains et franciscains, probablement sous l’impulsion du sénéchal de Provence avant la dédition de Nice à la Savoie.
Au XVe siècle, l’arrivée des comtes de Savoie accéléra les adaptations face à l’artillerie naissante. Un ravelin rectangulaire fut ajouté devant la porte Pairolière, percé d’arbalétrières (fenêtres de tir pour arbalètes, non pour canons), comme en témoigne un retable de Louis Bréa vers 1516. Un premier bastion, construit entre 1520 et 1537, protégeait la porte avant le siège de 1543 – ses vestiges portent encore des impacts de boulets. Après 1570, un second bastion agrandit l’ensemble, masquant partiellement la tour d’origine, comme le montrent les plans d’Ercole Negro (fin XVIe siècle).
La porte perdit son rôle stratégique au XVIIIe siècle avec l’urbanisation de Nice. Démolie en 1706 sur ordre de Louis XIV après le siège de 1705, elle fut remplacée par une nouvelle enceinte (1717–1720), elle-même inefficace face aux prises de 1744. Les fouilles modernes (2000 m2), menées lors de la construction du tramway près de la place Garibaldi, ont exhumé des structures sur six mètres de hauteur, incluant des éléments des bastions médiévaux et modernes. Classés monument historique en 2012, ces vestiges sont aujourd’hui conservés dans une crypte archéologique sous le boulevard Jean-Jaurès.