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Fours à boulets des îles de Lérins à Cannes dans les Alpes-Maritimes

Patrimoine classé
Patrimoine militaire
Fours à boulets
Arsenal

Fours à boulets des îles de Lérins

    Île Saint-Honorat
    06150 Cannes
Propriété d'une association
Fours à boulets des îles de Lérins
Fours à boulets des îles de Lérins
Fours à boulets des îles de Lérins
Fours à boulets des îles de Lérins
Fours à boulets des îles de Lérins
Fours à boulets des îles de Lérins
Crédit photo : Tangopaso - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
XVIIe siècle
Construction des fours
1793
Renforcement par Bonaparte
22 octobre 1908
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Deux fours à boulets : classement par arrêté du 22 octobre 1908

Personnages clés

Général Bonaparte - Stratège militaire Ordonna les batteries en 1793.

Origine et histoire

Les fours à boulets des îles de Lérins sont des installations militaires situées sur les îles Saint-Honorat et Sainte-Marguerite, dans le golfe de La Napoule au large de Cannes. Construits au XVIIe siècle, ces fours servaient à chauffer des boulets de canon pour en faire des projectiles incendiaires, capables de mettre le feu aux navires ennemis. Leur fonctionnement reposait sur un système de rails guidant les boulets vers un foyer, où ils étaient portés au rouge avant d’être tirés.

En 1793, le général Bonaparte, alors affecté à l’armée des Alpes, ordonna la construction de batteries sur ces îles pour renforcer la défense côtière. Quatre fours furent édifiés : deux sur l’île Sainte-Marguerite (pour les batteries du Dragon et du Vengeur) et deux sur l’île Saint-Honorat (pour les batteries des Républicains et des Braves Gens). Chaque four permettait de produire un boulet incendiaire toutes les dix minutes, avec un temps de chauffe d’environ trente-cinq minutes.

Les fours de l’île Saint-Honorat ont été classés monuments historiques le 22 octobre 1908, reconnaissant ainsi leur importance patrimoniale. Leur conception technique, incluant une voûte réverbérante et une pince pour manipuler les boulets, illustre l’ingéniosité des fortifications côtières de l’époque. Ces installations témoignent des stratégies militaires mises en place pour protéger la Provence-Alpes-Côte d’Azur des attaques maritimes.

Aujourd’hui, ces fours font partie du patrimoine historique des Alpes-Maritimes, et leur préservation s’inscrit dans un contexte plus large de valorisation des sites militaires de la région. Leur étude, documentée par des chercheurs comme André Tiret ou Stéphane Esclamanti, permet de mieux comprendre les techniques de défense côtière employées entre le XVIIe et le XIXe siècle.

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