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Château de Frugie à Saint-Pierre-de-Frugie en Dordogne

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château de style Louis XIII

Château de Frugie

    D67
    24450 Saint-Pierre-de-Frugie
Propriété privée
Château de Frugie
Château de Frugie
Château de Frugie
Château de Frugie
Château de Frugie
Château de Frugie
Château de Frugie
Château de Frugie
Château de Frugie
Château de Frugie
Château de Frugie
Château de Frugie
Château de Frugie
Château de Frugie
Château de Frugie
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIVe–XVe siècles
Construction initiale
XVIe siècle
Rénovations majeures
18 avril 1672
Décès d’Hélie d’Arlot
XVIIe siècle
Incendie et modifications
21 mars 1968
Protection MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures (cad. AB 108) : inscription par arrêté du 21 mars 1968

Personnages clés

Hélie d’Arlot de Frugie - Chevalier et seigneur Décédé au château en 1672

Origine et histoire

Le château de Frugie, implanté à Saint-Pierre-de-Frugie en Dordogne (Nouvelle-Aquitaine), est un monument dont les origines remontent au XIVe siècle, avec des transformations majeures aux XVe et XVIe siècles. À l’origine, il s’agissait d’un quadrilatère fortifié, dont seuls deux côtés subsistent aujourd’hui : un logis flanqué de deux tours rectangulaires à mâchicoulis, et des ruines partiellement couvertes de lierre, incluant les vestiges d’une chapelle. Les douves sèches et les traces d’un pont-levis disparus témoignent de son passé défensif. Le site, propriété privée, est inscrit aux monuments historiques depuis 1968 pour ses façades et toitures.

Le château actuel succède à un repaire fortifié médiéval détruit pendant les conflits avec les Anglais, probablement durant la guerre de Cent Ans. Au XVIIe siècle, un incendie ravage une partie des bâtiments, notamment la tour Saint-Jacques et l’aile principale, dont l’accès se faisait par un pont-levis aujourd’hui comblé. Le portail du logis sud, de style Louis XIII, et celui de la chapelle (XVIIe siècle) rappellent les aménagements post-médiévaux. Les murs d’enceinte, autrefois flanqués de cinq tours rondes, délimitaient une cour centrale où un puits et un accès présumé à des souterrains subsistaient selon la tradition locale.

Le 18 avril 1672, le château est marqué par le décès d’Hélie d’Arlot de Frugie, chevalier et seigneur des lieux, dont le nom reste associé à l’histoire du domaine. Les éléments protégés (façades, toitures) reflètent une architecture hybride, mêlant défenses médiévales (meurtrières, mâchicoulis) et ouvertures plus larges des époques ultérieures. Les sources mentionnent également des traces de fossés et de remparts, aujourd’hui partiellement effacés, qui soulignent son rôle stratégique dans le Périgord vert.

Classé parmi les châteaux de la Dordogne, le site illustre l’évolution des fortifications locales, passées des repaires féodaux aux résidences seigneuriales. Son inscription à l’inventaire des monuments historiques (1968) vise à préserver les vestiges des XVe–XVIe siècles, période charnière entre Moyen Âge et Renaissance. Les descriptions architecturales (tours carrées, chapelle, douves) et les archives familiales (seigneurs de Frugie) en font un témoin des dynamiques nobles en Périgord, entre guerres et reconstruction.

Liens externes